S’AP­PUYER SUR L’ÉCO­SYS­TÈME, UN PAS­SAGE OBLI­GÉ ?

Avec la fu­ture Ci­té des Star­tups, la ré­gion tou­lou­saine comp­te­ra une qua­ran­taine de struc­tures d’ac­com­pa­gne­ment des star­tups. Cet éco­sys­tème fa­ci­lite la nais­sance d’en­tre­prises in­no­vantes, à condi­tion de s’y re­trou­ver.

Le Startupper de Toulouse et sa région - - Sommaire -

Ca­role Del­ga a an­non­cé en juillet 2017 la créa­tion d’un es­pace de 10 000 m2 dé­dié aux star­tups dans les an­ciennes halles La­té­coère à Mon­tau­dran. La pré­si­dente de la Ré­gion Oc­ci­ta­nie y es­père “à terme une cen­taine de star­tups”. Même si on est loin des 600 en­tre­pre­neurs at­ten­dus à Pa­ris sur les 34 000 m2 de la Sta­tion F, cette Ci­té des Star­tups de­vien­drait le plus grand es­pace dé­dié à l’in­no­va­tion de la mé­tro­pole. Pour Ca­role Del­ga, une struc­ture d’une telle am­pleur va créer “une ému­la­tion et un es­prit en­tre­pre­neu­rial, un cadre fa­ci­li­ta­teur pour l’in­no­va­tion et la créa­tion d’em­plois”.

La Ci­té des Star­tups vien­dra s’ajou­ter à la qua­ran­taine d’ac­cé­lé­ra­teurs, incubateurs ou pé­pi­nières d’en­tre­prises dé­jà re­cen­sés (voir p.30-41 de ce guide) dans la ré­gion tou­lou­saine. Face à cette pro­fu­sion de lieux, on peut se de­man­der si l’ac­com­pa­gne­ment est un pas­sage obli­gé pour les star­tups. « Un créa­teur de star­tup doit res­ter ou­vert, avance Ben­ja­min Böhle-Roi­te­let, fon­da­teur d’Eki­to. Être ac­com­pa­gné per­met d’avoir un re­tour sur son pro­jet de la part de per­sonnes ex­té­rieures sa­chant que les amis et la fa­mille n’au­ront pas un avis ob­jec­tif. Ce­la per­met d’al­ler plus vite ». Le di­rec­teur dé­lé­gué de la French Tech Tou­louse Phi­lippe Coste confirme : « La dif­fi­cul­té dans le mo­dèle éco­no­mique d’une star­tup est de pou­voir pen­ser glo­bal dès le dé­but et être as­sez ra­pide dans son dé­ploie­ment. Avoir sous la main des en­tre­pre­neurs est tou­jours un atout fon­da­men­tal ». En­suite, à chaque por­teur de pro­jet d’iden­ti­fier ses be­soins pour choi­sir la struc­ture qui sau­ra le gui­der au mieux : un ac­cé­lé­ra­teur, un in­cu­ba­teur, une pé­pi­nière voire une co­lo­ca­tion de star­tups sui­vant le ni­veau d’avan­ce­ment du pro­jet. Pré­fère-t-il se for­mer grâce à un pro­gramme de men­to­ring, sou­haite-t-il bé­né­fi­cier d’une prise par­ti­ci­pa­tion de la struc­ture au ca­pi­tal de dé­part ? « Il fau­drait plus de clar­té dans l’offre d’ac­com­pa­gne­ment afin que chaque por­teur de pro­jet puisse mieux iden­ti­fier les struc­tures », es­time Ben­ja­min Böhle-Roi­te­let. Ce­la per­met­trait à l’éco­sys­tème tou­lou­sain d’être plus vi­sible au-de­là de la Ré­gion”. De ma­nière aus­si à at­ti­rer plus de por­teurs de pro­jet prometteurs ve­nus de la France en­tière, voire de l’étran­ger.

Les an­ciennes halles La­té­coère de Mon­tau­dranvont de nou­veau ac­cueillir des pré­cur­seurs, avec la fu­ture Ci­té des star­tups de la Ré­gion Oc­ci­ta­nie

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