Voc - Brest. Neuf ans après le der­by fou

Le Télégramme - Auray - - VANNES. 8E TOUR DE COUPE DE FRANCE DE FOOTBALL -

Il y a un peu plus de neuf ans, le Voc do­mi­nait le Stade Bres­tois sur ses terres en Ligue 2 au terme d’un der­by fou (4-3). Ce di­manche, les Mor­bi­han­nais re­trouvent les Fi­nis­té­riens à La Ra­bine en Coupe de France

(13 h 45). Un point com­mun : Laurent Her­vé. L’an­cien dé­fen­seur Noir et Blanc est au­jourd’hui sur le banc. > Laurent Her­vé, les der­nières confron­ta­tions face au Stade Bres­tois re­montent à il y a neuf ans. Le Voc était alors en Ligue 2. Qu’est-ce que vous en gar­dez ?

Fran­che­ment, que des bons sou­ve­nirs. On avait at­teint la fi­nale de la Coupe de la Ligue lors de la sai­son pré­cé­dente, en 2008-2009 (dé­faite face à Bor­deaux 4-0 le 25 avril 2009), on avait eu une bonne dixième place pour notre pre­mière sai­son en Ligue 2.

Pour notre deuxième sai­son, on était les deux seuls clubs bre­tons, Brest et nous, donc c’était deux matchs im­por­tants.

> Il y avait un par­fum de der­by lors de ces deux ren­contres ?

Un peu puisque Brest était le club le plus proche géo­gra­phi­que­ment. Mais ça n’avait rien à voir avec ce que j’ai pu vivre contre Brest en jouant à Guin­gamp. Ça a été deux ren­contres très dis­pu­tées, avec au fi­nal deux équipes qui s’étaient im­po­sées à l’ex­té­rieur (vic­toire de Vannes à Brest 4 à 3 le 6 no­vembre 2009 ; vic­toire de Brest à Vannes 2 à 0 le 9 avril 2010). J’ai le sou­ve­nir d’une belle fer­veur, d’un match un peu fou pour nous à l’al­ler où on gagne dans les der­nières mi­nutes. On était un très jeune club pro­fes­sion­nel à ce mo­ment-là.

> Hor­mis le ni­veau spor­tif, qu’est-ce qui sé­pare le Voc de 2009 du Voc de 2018 ?

On a moins de bud­get, évi­dem­ment, mais en terme d’in­fra­struc­tures, on est mieux lo­ti. Le centre d’en­traî­ne­ment du Pé­ren­no est digne de ce­lui d’un club de Ligue 2, on dis­pose au­jourd’hui de deux ter­rains syn­thé­tiques, de struc­tures de haut ni­veau pour l’ac­com­pa­gne­ment des joueurs. On joue dans un stade de près de 9 000 places qui a bien évo­lué de­puis neuf ans.

> Jouer le Stade Bres­tois au hui­tième tour de la Coupe de France, c’est un bon ti­rage pour vous ?

Bon ou mau­vais ti­rage, on ne le sait qu’une fois le match ter­mi­né. Mais per­son­nel­le­ment, je suis fier pour mes joueurs qu’on puisse se me­su­rer à une équipe pro, bre­tonne en plus. Il faut en vou­loir, es­sayer de mon­trer une belle image du Voc. Même si on a vé­cu un peu dans le monde pro­fes­sion­nel, le Vannes OC est un très jeune club, et n’a rien à voir avec Brest qui est un club his­to­rique. Une ville terre de foot­ball, qui est dans le monde pro­fes­sion­nel de­puis des dé­cen­nies. Et puis à titre per­son­nel, en tant que Fi­nis­té­rien d’ori­gine, ça me plaît bien de jouer Brest.

> Qu’est-ce qui manque au­jourd’hui à Vannes pour re­trou­ver le ni­veau qui était le sien il y a dix ans ?

Re­par­tir d’en bas, re­mon­ter les éche­lons et re­cons­truire un club, ça ne se fait pas du jour au len­de­main. Le do­maine spor­tif pour l’équipe pre­mière est al­lé très vite. En quatre ans, on est re­ve­nu au ni­veau où le club était lors de la li­qui­da­tion ju­di­ciaire (CFA). Mais ça ne fait pas tout, il faut conti­nuer de se struc­tu­rer, de prendre son temps pour bien faire les choses. Le risque se­rait de vou­loir se pré­ci­pi­ter. Au­jourd’hui, on est dans un cham­pion­nat très exi­geant, avec des clubs qui culminent à près de deux mil­lions d’eu­ros de bud­get. On est loin de tout ça.

« Que tu joues le main­tien ou la mon­tée, que tu sois en bonne pos­ture en cham­pion­nat ou pas, se confron­ter à des pro­fes­sion­nels t’ap­porte for­cé­ment quelque chose ».

Laurent Her­vé, an­cien dé­fen­seur du Voc, au­jourd’hui ma­na­ger gé­né­ral.

> Le Stade Bres­tois tourne fort cette an­née en Ligue 2, vous es­ti­mez que le Voc a quand même des choses à dé­fendre sur ce match de coupe ?

Heu­reu­se­ment que j’ai le sen­ti­ment qu’il y a quelque chose à jouer, si­non ça ne sert à rien d’y al­ler. Que tu joues le main­tien ou la mon­tée, que tu sois en bonne pos­ture en cham­pion­nat ou pas, se confron­ter à des pro­fes­sion­nels t’ap­porte for­cé­ment quelque chose. Alors même si la chance de se qua­li­fier est in­fime, il faut ten­ter. Et on ver­ra bien !

(Pa­trick Tel­lier)

Dé­fen­seur du Voc le 6 no­vembre 2009 à Brest, Laurent Her­vé (au centre, nu­mé­ro 5) est au­jourd’hui le coach des Van­ne­tais.

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