Grande Guerre. Le re­gard de So­nia de Pui­neuf

Le Télégramme - Brest Abers Iroise - - LANDERNEAU -

Ma­rie-Yvon­nick Le Lu­handre, de la com­mis­sion culture de la mai­rie, avait à coeur de pro­po­ser pour la com­mé­mo­ra­tion du cen­te­naire de 1918 un pro­gramme original et de qua­li­té. C’est chose faite avec la ve­nue, jeu­di soir à l’Es­pace Ren­contres, de So­nia de Pui­neuf. Cette der­nière, née en 1976 en Tché­co­slo­va­quie, est doc­teur en his­toire de l’art de l’uni­ver­si­té de Pa­ris IV-Sor­bonne mais éga­le­ment di­plô­mée de l’École du Louvre. Elle vit et tra­vaille à Brest en tant que confé­ren­cière in­dé­pen­dante. Jeu­di soir, elle a ex­pli­qué, en pré­sen­tant des oeuvres, comment les ar­tistes ont vé­cu la Grande Guerre, chro­no­lo­gi­que­ment de son dé­but aux An­nées folles.

Des ar­tistes sur le front

Ain­si, à la Belle Époque, avant 1914, une gé­né­ra­tion d’ar­tistes qui n’avait pas connu la guerre, en rê­vait. Ils sou­hai­taient en ef­fet ré­soudre les pro­blèmes de l’époque par la vio­lence, par la guerre. Ain­si Marinetti, écri­vain ita­lien, fit pa­raître en 1909 un ma­ni­feste dans le­quel était écrit : « Nous vou­lons glo­ri­fier la guerre, seule hy­giène du monde ». Au fil de temps, la guerre ins­tal­lée, les ar­tistes ont peint des choses sombres. Ot­to Dix, peintre al­le­mand, s’est re­pré­sen­té qua­si­ment en as­sas­sin dans « Au­to­por­trait en sol­dat ». Pa­blo Pi­cas­so a lui re­pré­sen­té, sur un des­sin en traits, son ami Guillaume Apol­li­naire bles­sé à la tempe par un éclat d’obus. Beau­coup d’ar­tistes connaî­tront de graves dé­pres­sions après avoir été au front. So­nia de Pui­neuf a ap­por­té à l’as­sis­tance un re­gard dif­fé­rent sur cette part de notre his­toire.

So­nia de Pui­neuf, confé­ren­cière, et Ma­rie-Yvon­nick Le Lu­handre, de la com­mis­sion culture de la mai­rie.

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