BNA « amer » d’être pri­vé de con­seil ex­tra­or­di­naire

Le Télégramme - Brest Abers Iroise - - BREST. ACTUS -

Comme nous l’in­di­quions jeu­di, il n’y au­ra pas donc pas de con­seil mu­ni­ci­pal ex­tra­or­di­naire pour évo­quer l’af­faire Mas­son. Fran­çois Cuillandre, qui s’y était pour­tant en­ga­gé, a re­non­cé à l’or­ga­ni­sa­tion de cette séance, of­fi­cieu­se­ment pour des ques­tions de ca­len­drier. Cette dé­ci­sion pro­voque la co­lère de Brest nou­velle al­ter­na­tive (BNA), le groupe d’op­po­si­tion qui avait por­té l’ini­tia­tive de ce con­seil ex­tra­or­di­naire. « Nous avons eu l’amère sur­prise de dé­cou­vrir par voie de presse, à l’ordre du jour du pro­chain con­seil « or­di­naire », une simple dé­li­bé­ra­tion re­la­tive à cette scan­da­leuse af­faire noyée dans l’ordre du jour ha­bi­tuel », dé­nonce le groupe de Na­tha­lie Col­lo­va­ti dans un com­mu­ni­qué.

« La conclu­sion de ce scan­dale po­li­ti­co­fi­nan­cier ne peut se conten­ter de la simple dé­mis­sion d’ad­joints "fu­sibles", alors que tous les élus so­cia­listes ont dé­cla­ré pu­bli­que­ment leur sou­tien et leur at­ta­che­ment à ce sys­tème de fi­nan­ce­ment aus­si opaque qu’illé­gal. Dans le contexte ac­tuel d’exi­gence de trans­pa­rence et de pro­bi­té de la part des élus, les Bres­tois ne peuvent com­prendre ces ater­moie­ments. De­vons-nous en conclure que le Maire Pré­sident - traite par le mé­pris cette af­faire qui choque pro­fon­dé­ment nos conci­toyens ? ».

« Le maire a tra­hi sa pro­messe »

Autre ré­ac­tion qui va dans le même sens, celle de Ju­lie Le Goïc. L’élue in­dé­pen­dante est aus­si la seule qui avait si­gné la de­mande de BNA. Elle es­time au­jourd’hui que « le maire a tra­hi sa pro­messe. Cette pro­messe était pour­tant dou­blée d’une de­mande faite par les op­po­si­tions. Hé­las, il fal­lait que cette de­mande émane d’un tiers des élus pour im­po­ser la te­nue de ce con­seil à Fran­çois Cuillandre. Les op­po­si­tions ne comptent certes pas as­sez de conseillers, mais on pou­vait pen­ser qu’au moins quelques élus de la ma­jo­ri­té se­raient aus­si at­ta­chés à ce que les ques­tions puissent être po­sées. Leurs voix ont man­qué, et ceux qui dé­cla­maient au len­de­main des ré­vé­la­tions : "il y a éga­le­ment, au­jourd’hui plus que ja­mais, une exi­gence de pro­bi­té et de trans­pa­rence", ont donc re­non­cé à ces idéaux ». C’est vai­ne­ment que le maire es­père que l’ordre du jour très char­gé du con­seil du 19 dé­cembre dis­sua­de­ra ses op­po­si­tions de prendre le temps pour ba­layer les doutes qui ter­nissent le bi­lan de sa ma­jo­ri­té.

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