Les prin­ci­paux scé­na­rios

Le Télégramme - Brest - - LE FAIT DU JOUR -

Brexit or­don­né.

Si l’ac­cord est vo­té au Par­le­ment, une sor­tie or­don­née s’en­sui­vra. L’ac­cord pré­voit une pé­riode de tran­si­tion post-Brexit jus­qu’à fin 2020 pen­dant la­quelle presque rien ne chan­ge­ra. Il règle la ques­tion de la fac­ture que de­vra ac­quit­ter Londres à l’UE pour ho­no­rer ses en­ga­ge­ments et dé­fi­nit les droits des ci­toyens ex­pa­triés.

L’op­tion Nor­vège.

De­vant le spectre d’un re­jet du texte, les mi­nistres écha­faudent des scé­na­rios al­ter­na­tifs. L’un d’eux consis­te­rait à faire vo­ter le Par­le­ment sur plu­sieurs op­tions en vue d’ar­ri­ver à un consen­sus. Par­mi ces op­tions pour­rait fi­gu­rer l’op­tion « Nor­vège », pays ayant ac­cès au mar­ché com­mun sans être membre de l’union doua­nière.

Sor­tie sans ac­cord.

Si le texte est re­je­té par la Chambre des Com­munes, l’un des scé­na­rios en­vi­sa­geables est ce­lui d’un Brexit sans ac­cord, par­ti­cu­liè­re­ment re­dou­té par les mi­lieux éco­no­miques. Les re­la­tions éco­no­miques entre le Royaume-Uni et l’UE se­raient alors ré­gies par les règles de l’Or­ga­ni­sa­tion mon­diale du com­merce (OMC) et une mul­ti­tude de contrôles doua­niers et ré­gle­men­taires de­vraient être mis en place en ur­gence.

Se­cond ré­fé­ren­dum.

Cette pers­pec­tive est éner­gi­que­ment re­je­tée par The­re­sa May mais sou­hai­tée à pré­sent à la fois par les eu­ro­philes, dans l’es­poir qu’il in­verse le ré­sul­tat de la consul­ta­tion du 23 juin 2016, et par les res­pon­sables po­li­tiques qui y voient un moyen de sor­tir de l’im­passe ac­tuelle. Reste à dé­fi­nir les ques­tions po­sées : main­tien dans l’UE ou plan de The­re­sa May ? Ou sor­tie sans ac­cord ? Et la date du di­vorce de­vrait être re­pous­sée.

Élec­tions gé­né­rales.

Elles de­vraient être pré­cé­dées d’un vote de dé­fiance. Si une bonne cen­taine de dé­pu­tés to­ries ont es­sayé de ren­ver­ser The­re­sa May la se­maine der­nière, il n’est pas dit qu’ils s’al­lient à l’op­po­si­tion tra­vailliste pour une ma­noeuvre qui pour­rait leur faire perdre le pou­voir. Si les tra­vaillistes l’em­por­taient, ils pour­raient alors dé­ci­der de res­ter dans l’UE, ou bien es­sayer de né­go­cier un nou­vel ac­cord avec Bruxelles.

Pho­to AFP

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