« La par­tie la plus dif­fi­cile de la mé­de­cine d’ur­gence »

Le Télégramme - Brest - - BREST. ACTUS -

« Le centre 15, c’est la par­tie la plus dif­fi­cile dans l’exer­cice de la mé­de­cine d’ur­gence. Dans ce centre 15, des as­sis­tants de ré­gu­la­tion mé­di­cale dé­crochent le té­lé­phone en pre­mier, prennent les co­or­don­nées de l’ap­pe­lant, notent le mo­tif de l’ap­pel et ca­té­go­risent ce der­nier en très urgent, moyen­ne­ment urgent ou pas urgent du tout. Quand ce pre­mier tra­vail est fait, l’ap­pel est bas­cu­lé au mé­de­cin ré­gu­la­teur, on a une té­lé­pho­nie avan­cée qui per­met de ré­gler les ap­pels les plus ur­gents en prio­ri­té. Le mé­de­cin ré­gu­la­teur, au tra­vers de l’in­ter­ro­ga­toire me­né au­près du té­moin ou du pa­tient, va dé­ci­der, en fonc­tion de la pa­tho­lo­gie, d’en­ga­ger le moyen adap­té à l’état cli­nique du pa­tient. Ce­la peut al­ler d’un simple con­seil mé­di­cal jus­qu’à l’en­ga­ge­ment d’une équipe hos­pi­ta­lière mé­di­ca­li­sée avec l’un des huit ser­vices mo­biles d’ur­gence et de ré­ani­ma­tion (Smur) du Fi­nis­tère. Cette par­tie-là est toute la par­tie la plus dif­fi­cile du mé­tier, c’est un diag­nos­tic té­lé­pho­nique tou­jours dé­pen­dant de la per­sonne que vous avez en ligne. Sou­vent, les si­tua­tions sont très ur­gentes, dra­ma­tiques, on est là pour ai­der le ci­toyen, pour ap­por­ter la ré­ponse la plus adap­tée et pour sou­la­ger les souf­frances, sau­ver des vies ».

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