« Le Sa­mu, c’est beau­coup de choses »

Le Télégramme - Brest - - BREST. ACTUS -

Le Sa­mu, c’est d’abord un centre 15.

« Au dé­but des an­nées 90, le Sa­mu re­ce­vait uni­que­ment des ap­pels re­le­vant de l’aide mé­di­cale ur­gente, entre 30 et 50 ap­pels par jour. Au dé­but des an­nées 2000, la per­ma­nence des soins am­bu­la­toires a bas­cu­lé sur le centre 15. Ce der­nier as­sure dé­sor­mais la ré­gu­la­tion préa­lable pour l’ac­cès au mé­de­cin de garde. Cette fonc­tion était, au­pa­ra­vant, sou­vent as­su­rée par le conjoint du mé­de­cin, qui n’avait pas né­ces­sai­re­ment de connais­sances mé­di­cales pour hié­rar­chi­ser les vi­sites. En 2018, le centre 15 a re­çu en moyenne 1 050 ap­pels par jour. Entre 2017 et 2018, on a pris 16 000 ap­pels de plus. Au mo­ment de la fer­me­ture des ca­bi­nets mé­di­caux en ville, des mé­de­cins li­bé­raux viennent par­ti­ci­per à la ré­gu­la­tion mé­di­cale. Ils sont une tren­taine de mé­de­cins de tout le dé­par­te­ment, pré­sents au centre 15, à l’hô­pi­tal de la Ca­vale-Blanche, de 20 h jus­qu’à 8 h, et le week-end, du sa­me­di mi­di jus­qu’au lun­di ma­tin 8 h ».

de Brest, Mor­laix, Ca­rhaix, Quim­per, Con­car­neau, Douar­ne­nez, Pontl’Ab­bé et Quim­per­lé.

Le Sa­mu ac­tive les huit Smur Le Sa­mu, c’est aus­si un hé­li­co­ptère

qui a ef­fec­tué pas loin de 840 mis­sions en 2018. De­puis quatre mois, sa plage d’in­ter­ven­tion est pas­sée de 14 heures à 24 heures sur 24, ce qui lui a per­mis d’ef­fec­tuer dé­jà 50 mis­sions sup­plé­men­taires par rap­port à l’an der­nier.

Le Sa­mu, c’est aus­si un Smur de co­or­di­na­tion ma­ri­time.

« On tra­vaille en liens étroits avec le Cross, la Sé­cu­ri­té ci­vile, le Ser­vice de san­té des ar­mées et la Ma­rine na­tio­nale. Nous sommes le Sa­mu de co­or­di­na­tion mé­di­cale ma­ri­time qui a le plus d’ac­ti­vi­té en France, avec une qua­ran­taine d’éva­cua­tions mé­di­ca­li­sées par an, grâce à des équipes mé­di­cales dé­diées au Smur ma­ri­time et spé­cia­le­ment for­mées. L’ac­ti­vi­té est par­ta­gée entre ci­vils et mi­li­taires pour le sau­ve­tage et les soins d’ur­gence en mer. L’ap­pel peut ve­nir de ba­teaux de com­merce, de pêche, de plai­sance ou de fer­ries qui trans­portent par­fois jus­qu’à 5 000 voya­geurs, donc il peut y avoir des éva­cua­tions ur­gentes avec des pa­tho­lo­gies res­pi­ra­toires, car­diaques, neu­ro­lo­giques… C’est une au­to­route ma­ri­time qui passe au large du Fi­nis­tère ».

Le Sa­mu, c’est aus­si un centre d’en­sei­gne­ment des soins d’ur­gence (Ce­su).

Au Ce­su, des mé­de­cins et in­fir­miers as­surent plus de trois mille heures de for­ma­tion à l’an­née, uni­que­ment pour les pro­fes­sion­nels de san­té en for­ma­tion ini­tiale ou conti­nue.

Le Sa­mu, c’est en­fin le don d’or­ganes.

L’unité fonc­tion­nelle de co­or­di­na­tion des pré­lè­ve­ments d’or­ganes et de tis­sus or­ga­nise les pré­lè­ve­ments en vue de greffes et sen­si­bi­lise le pu­blic aux dons d’or­ganes.

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