« Cos­mos 1969 » : un pay­sage trop aride

Le Télégramme - Brest - - BREST. LOISIRS -

Thier­ry Ba­lasse et la Com­pa­gnie Inouïe pro­po­saient, sa­me­di, au Quartz, « Cos­mos 1969 », un concerts­pec­tacle re­cons­ti­tuant ce qui au­rait pu être la bande mu­si­cale de la mis­sion Apol­lo XI. Une odys­sée pas­sion­nante, mal­gré une cer­taine ari­di­té de la scé­no­gra­phie. Rap­pe­lons que Thier­ry Ba­lasse avait dé­jà pré­sen­té, par le pas­sé, « The Dark Side of the Moon » et la « Messe pour le temps pré­sent » sur la Scène na­tio­nale bres­toise.

Une bande-son riche de titres cultes

Ins­tal­lé der­rière un Mi­ni­moog et un Syn­thi EMS VCS3, deux syn­thé­ti­seurs ayant ré­vo­lu­tion­né le monde du stu­dio et de la pop tan­dis que la mis­sion em­me­née par Neil Arm­strong pre­nait la di­rec­tion de la Lune, Thier­ry Ba­lasse y a dé­rou­lé une bande-son riche de plu­sieurs de ses com­po­si­tions, mais aus­si de titres de Bo­wie, Pink Floyd, King Crim­son et des Beatles, im­pec­ca­ble­ment re­pris en live par les cinq mu­si­ciens l’ac­com­pa­gnant sur scène (Eli­sa­beth Gilly au chant, Élise Blan­chard à la basse et au chant, Éric Gro­leau à la bat­te­rie, Éric Loh­rer à la gui­tare et Cé­cile Mai­son­haute, aux syn­thé­ti­seurs, pia­no élec­trique et chant).

À la courbe sus­pen­due, Ch­loé Mo­glia se montre, elle aus­si, im­pres­sion­nante de maî­trise : l’as­cen­sion de la cir­cas­sienne le long de la grande struc­ture en spi­rale suit celle d’Apol­lo XI, avant d’évo­luer comme en ape­san­teur. Au fi­nal, « Cos­mos 1969 » s’avère ma­gni­fi­que­ment hui­lé, une mis­sion sans ac­croc. Tout juste le spec­ta­teur peut-il dé­plo­rer l’ab­sence d’élé­ments scé­no­gra­phiques suf­fi­sants pour que l’ex­pé­rience im­mer­sive soit to­tale.

Pa­trick Ber­ger

Épu­rée, la scé­no­gra­phie de ce « Cos­mos 1969 » : peut-être trop.Pho­to

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