Ri­co­chets… sur le Bla­vet

Le Télégramme - Loudéac - Rostrenen - - PONTIVY. ACTUS -

Joël Ma­ri­vain, gi­let jaune.

L’ha­bit ne fait pas le moine, dit-on. En d’autres termes, il ne faut pas se fier aux ap­pa­rences. Ain­si, Joël Ma­ri­vain, maire de Ker­fourn, ne se­rait-il pas aus­si pla­cide qu’il y pa­raît ? Le doute est au­jourd’hui per­mis. Sur­tout de­puis sa der­nière prise de pa­role, lors de l’as­sem­blée gé­né­rale de l’As­so­cia­tion des maires ru­raux du Mor­bi­han or­ga­ni­sée sur ses terres.

Après avoir fait part à ses pairs de ses dif­fi­cul­tés à bou­cler chaque an­née son bud­get, à cause des do­ta­tions de l’État sans cesse re­vues à la baisse, tel un gi­let jaune en pleine forme, il a dé­cla­ré : « Je suis plus cri­tique sur l’aug­men­ta­tion in­ces­sante de nos charges. D’au­tant plus que je sou­haite conser­ver de l’au­to­fi­nan­ce­ment pour les pro­jets mu­ni­ci­paux pré­sen­tés aux ci­toyens ker­four­nois. L’in­ter­com­mu­na­li­té ne peut pas ré­pondre à tout. Et, jus­qu’à preuve du contraire, nous sommes les mieux pla­cés pour gé­rer nos af­faires ». Trans­mis aux dé­fen­seurs de Pon­ti­vy com­mu­nau­té et de ses va­leurs. Ils pour­ront ain­si se comp­ter. Si ce n’est dé­jà fait.

Pré­dic­tions bi­dons ?

Cette se­maine, à Pon­ti­vy, un drôle de son­dage concer­nant quatre élues pas en­core dé­cla­rées, a cha­touillé la vie po­li­tique lo­cale. Une en­quête nu­mé­rique, sor­tie sur le ré­seau so­cial Twee­ter, qui met en lu­mière les in­ten­tions de votes pour les pro­chaines mu­ni­ci­pales avec, tout de même, 206 vo­tants. Et les ré­sul­tats sont élo­quents.

Ain­si, sur les quatre femmes pro­po­sées (vive la pa­ri­té !), il y a une grande ga­gnante, une grande per­dante et deux frus­trées. Pre­mière avec 37 %, Soi­zic Per­rault (LR) ! Se­conde, Gaëlle Le Roch (30 %, EM). Troi­sième, Ma­rieMa­de­leine Do­ré-Lu­cas (22 %, FI). Et Ch­ris­tine Le Strat, elle est où ? Qua­trième et der­nière avec… 11 %. Main­te­nant, reste à connaître le com­man­di­taire de ce son­dage peut-être bien bi­don­né. En tout cas, à l’heure où l’on pu­blie ces lignes, on ima­gine notre Soi­zic na­tio­nale per­chée sur son bu­reau de la mai­rie en train de dan­ser la Ca­rio­ca. Mais at­ten­tion, comme di­sait Hi­la­ry Clin­ton : «Les son­dages ne votent pas, ce sont les gens qui votent !»

Gué­guerre des chiffres

Mer­cre­di, lors de la Jour­née na­tio­nale d’hom­mage aux morts pour la France et Har­kis pen­dant la guerre d’Al­gé­rie et les com­bats en Tu­ni­sie et au Ma­roc, quelques par­ti­ci­pants ont eu la chique cou­pée. Une his­toire de dates qui n’est pas pas­sée in­aper­çue : lors de son dis­cours, le pré­sident de l’UNC a rap­pe­lé que la fin de la guerre d’Al­gé­rie était 1964. Le sous-pré­fet, Mi­kaël Do­ré, a lui évo­qué une fin de la guerre qui s’est éti­rée jus­qu’en 1962. De quoi aga­cer cer­tains connais­seurs et aver­tis qui, ta­quins, ont d’ailleurs rap­pe­lé que des troupes fran­çaises sont res­tées jus­qu’au dé­but de l’an­née 1968…

Balle au centre

La pré­sen­ta­tion du pro­jet de dé­ve­lop­pe­ment du com­plexe spor­tif lors du conseil mu­ni­ci­pal de Noyal-Pon­ti­vy, lun­di soir, a don­né lieu à un dé­bat qui a tour­né au match des pe­tites phrases entre élus. L’ad­joint aux sports, Laurent Fou­cault, a dé­fen­du comme il a pu le pro­jet com­po­sé d’un bâ­ti­ment ves­tiaires/club house (les ves­tiaires ac­tuels ont plus de 35 ans) et la créa­tion d’un ter­rain syn­thé­tique pour que les plus de 300 li­cen­ciés du club des Mou­tons Blancs puissent s’en­traî­ner ai­sé­ment tout au long de l’an­née.

Du coût à la no­ci­vi­té, de l’en­tre­tien à l’in­uti­li­té, Laurent Fou­cault, bien ca­lé dans sa sur­face de ré­pa­ra­tion, a ré­sis­té aux tirs ve­nus des deux camps. Mais il n’a pas pu s’em­pê­cher de ta­cler la phrase de trop, ve­nue d’An­dré Le Dé­vé­dec, sug­gé­rant plu­tôt une ré­no­va­tion des ves­tiaires à la place de la construc­tion d’un nou­veau bâ­ti­ment. « C’est par­ler pour ne rien dire, lui a dé­co­ché le rap­por­teur du pro­jet. Tu n’avais qu’à ve­nir aux réunions et sou­mettre une pro­po­si­tion concrète ».

Une re­prise qui a at­teint son but, mais pro­vo­qué un car­ton jaune pour son au­teur. « C’est un pro­blème de por­ter la double cas­quette d’ad­joint aux sports et de pré­sident du club », lui a as­sé­né Ber­nard Del­haye, avant que le maire Marc Ker­rien ne siffle la fin de la par­tie. Match nul et balle au centre.

Ke­ce­qui­di ?

Re­le­vé brut de dé­cof­frage dans le dos­sier de presse, concer­nant la dé­cons­truc­tion pro­gram­mée d’un bâ­ti­ment, ap­par­te­nant au SITTOM-MI (ges­tion des dé­chets) et si­tué sur la zone in­dus­trielle sud :

« Dans le cadre de cette nou­velle ex­pé­ri­men­ta­tion, Suez a im­plé­men­té (sic) les ré­fé­ren­tiels (amiante, plomb, ter­mites) et les tra­vaux de GRSP dans la pla­te­forme et mu­tua­li­sé la sor­tie des plans et des diag­nos­tics. En se connec­tant sur la pla­te­forme ba­tiRIM®, le maître d’ou­vrage et le maître d’oeuvre di­li­gen­tés par le SITTOM-Mi, pour­ront vi­sua­li­ser s’ils sous­crivent à la pla­te­forme, à par­tir d’un seul plan, tous les diag­nos­tics (amiante, plomb, ter­mites, diag­nos­tic dé­chets ré­gle­men­taires et va­lo­ri­sables) et toutes les pro­blé­ma­tiques po­sées sur la Res­source et les Dé­chets Dan­ge­reux. Ils dis­po­se­ront ain­si d’un vé­ri­table ou­til d’aide à la dé­ci­sion et de tra­ça­bi­li­té pour la suite du pro­jet de dé­cons­truc­tion sé­lec­tive, res­pec­tant les en­jeux de la charte Dé­mo­clès, de la FREC (Feuille de Route Éco­no­mie Cir­cu­laire) et de la LTE (Loi Tran­si­tion Éner­gé­tique)». Si après ça, ils n’ar­rivent pas à cas­ser la ba­raque…

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