Ste­phan, l’homme tran­quille

Ligue 1 (17e jour­née). Stade Ren­nais - Di­jon FCO Vain­queur à Lyon mer­cre­di (2-0) pour ses dé­buts comme coach en Ligue 1, Ju­lien Ste­phan s’est mon­tré se­rein et concen­tré avant son pre­mier ren­dez-vous au Roaz­hon Park ce sa­me­di soir.

Le Télégramme - Loudéac - Rostrenen - - SPORTS -

Di­manche der­nier, Ju­lien Ste­phan était en fa­mille, pro­fi­tant des siens. Pas même ve­nu au stade as­sis­ter à Rennes - Stras­bourg (1-4). C'était son jour de re­pos, après la vic­toire, sa­me­di der­nier en dé­but de soi­rée, de ses « ré­ser­vistes » face au Stade Pon­ti­vyen (1-0), grâce à un but de Nka­da (72’). Son deuxième suc­cès de la sai­son seule­ment en N3 en onze jour­nées…

Puis, le té­lé­phone a son­né di­manche soir, avec la pro­po­si­tion d’Oli­vier Lé­tang d’as­su­mer un in­té­rim de six matchs en lieu et place d’un Sa­bri La­mou­chi pro­mis à une mise à pied le len­de­main. De­puis, ce­lui qui a ac­cep­té la pro­po­si­tion a étren­né ses nou­veaux ga­lons par la gagne à Lyon (2-0). Avec une cer­taine ma­nière, un clean-sheet ce qui n’était plus ar­ri­vé en Ligue 1 de­puis le 2 sep­tembre -, une com­ba­ti­vi­té col­lec­tive nou­velle… Mais éga­le­ment le pre­mier but de l’an­cien Ré­mois Sie­bat­cheu dans l’élite. « On a fait qua­si­ment 7 km de plus que Lyon, 35 sprints en plus… C’est le plus gros vo­lume de courses cette sai­son. Ça pas­sait par une grosse dis­ci­pline col­lec­tive. On a ex­trê­me­ment bien uti­li­sé les failles de Lyon. Mais on ne peut pas tom­ber dans l’au­to­sa­tis­fac­tion dans le foot de haut ni­veau. Il faut pré­pa­rer ce match face à Di­jon avec beau­coup d’hu­mi­li­té », livre Ste­phan, ton as­su­ré, re­gard fier.

« Une ma­gni­fique oc­ca­sion »

Après ses dé­buts réus­sis, il connaî­tra ce sa­me­di son bap­tême à la mai­son. « C’est un mo­ment par­ti­cu­lier, oui », glisse ce­lui qui se dit « fo­cus » sur « une ma­gni­fique oc­ca­sion d’en­chaî­ner une deuxième vic­toire, comme de re­trou­ver la vic­toire à do­mi­cile. On doit trou­ver l’an­ti­dote par rap­port à tout ça ».

En­thou­siaste, Ste­phan goûte aus­si ce « chan­ge­ment de quo­ti­dien com­plet. Il faut res­ter très, très calme et très, très ou­vert pour en­re­gis­trer toutes les don­nées qu’on re­çoit. Il faut sa­voir contrô­ler ses émo­tions. La prio­ri­té est d’al­ler à l’es­sen­tiel ». Le dé­bu­tant en L1 pour­suit : « Je ne joue pas, je suis moi-même, je suis fi­dèle à ma per­son­na­li­té, à mes convic­tions. Il y a du bie­nêtre, du bon­heur de­puis lun­di. Mais il y a aus­si le sens des res­pon­sa­bi­li­tés ». Sur le choix de Dial­lo dans la cage, Ste­phan ex­clut tout sen­ti­men­ta­lisme et parle « prag­ma­tisme ». « C’est la per­for­mance et l’ef­fi­ca­ci­té qui m’in­té­ressent », dé­livre-t-il. Face à Di­jon, il lui se­ra de­man­dé la même chose.

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