La sé­cu­ri­té en prio­ri­té

Eu­ro fé­mi­nin. Suède - France La jour­née et les es­prits ont été cham­bou­lés. Ma­nif à risque des gi­lets jaunes oblige, les Bleues ne ren­con­tre­ront donc pas les Sué­doises ce sa­me­di après­mi­di, mais di­manche. La sé­lec­tion fran­çaise va s’adap­ter.

Le Télégramme - Loudéac - Rostrenen - - SPORTS -

On a par­lé hand et Suède, bien sûr. Mais pas que, in­évi­ta­ble­ment… Si cô­té spor­tif, les Bleues ré­galent au hall XXL, de­hors la France connaît une pé­riode très dif­fi­cile. Cette crise so­ciale a fi­ni par rat­tra­per les Tri­co­lores. Certes, le contre­temps est bien com­pris par l’en­semble du groupe qui, évi­dem­ment, bien que dans sa bulle, est au cou­rant des évé­ne­ments qui se­couent le pays. Oli­vier Krumbh­loz, qui s’y at­ten­dait bien sûr, était quand même un peu contra­rié quand la ques­tion du jour est ar­ri­vée ra­pi­de­ment sur le ta­pis.

« Pas d’autre choix »

« Nous ne sommes pas au­tistes, la réa­li­té nous a rat­tra­pés. C’est un peu per­tur­bant dans le ti­ming, mais on va s’adap­ter. On voit tout ça à la té­lé et je sen­tais que ça mon­tait. Il faut prendre la me­sure du risque, an­ti­ci­per ce qu’il ris­quait d’ar­ri­ver avec le main­tien du match. Nous n’avons donc pas d’autre choix. Je sou­haite que, mal­gré ce con- tre­temps, la salle soit pleine et que notre pu­blic prenne du plai­sir en toute sé­cu­ri­té ».

Ses joueuses aus­si font avec. « Elles res­tent concen­trées sur leur ob­jec­tif bien sûr, mais elles ne sont pas sourdes au monde ex­té­rieur. Et sans doute plus sen­sibles à ces évé­ne­ments car ce sont des jeunes adultes, mais des pros avant tout. Donc, elles gèrent au mieux. Moi, en tant que ci­toyen fran­çais, et avec le re­cul de mon grand âge, je dis tout d’abord stop à la vio­lence. C’est in­ad­mis­sible ». Fer­mez le banc…

« On est le hand, quoi… »

Cô­té joueuses, c’est la franche Béa­trice Ed­wige qui me­sure le risque qu’au­rait en­gen­dré un main­tien, mais aus­si fi­na­le­ment la chance des Bleues de bé­né­fi­cier d’un jour de re­pos sup­plé­men­taire, avec pas mal de li­ber­té ven­dre­di. « Les ma­mans ont ain­si pu voir leurs en­fants et c’est par­fait », a sou­li­gné Krum­holz. « Oui, c’est une pre­mière, on fait avec mais il faut com­prendre que si il y avait des risques pour le pu­blic, il fal­lait re­por­ter, ra­joute Ed­wige. Ce re­port, on l’a su as­sez tôt, bien sûr. Mais en même temps, par rap­port à d’autres sports, comme le foot par exemple, où tout est dé­jà ca­lé de­puis plu­sieurs jours, il y a un dé­ca­lage qui m’in­ter­roge. En fait, on est le hand, quoi…. Oui, on en parle entre nous car il y a un té­lé­sco­page avec le bon­heur du groupe et cet ob­jec­tif que l’on a de­puis long­temps. C’est un peu égoïste, mais on es­saie de res­ter concen­trées sur le tour­noi. Dé­jà à Nan­cy, je pres­sen­tais que ce­la al­lait nous tom­ber des­sus. Et voi­là, c’est fait. Mais on doit prendre cette me­sure comme un moyen de pro­té­ger des fa­milles, des en­fants. Ce doit être la prio­ri­té ab­so­lue. On est im­pac­tées mais Oli­vier nous a ex­pli­qué po­sé­ment les choses et avec sa­gesse ». C’était le mot du jour, ven­dre­di, dans la dé­lé­ga­tion bleue…

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