La start-up en cinq chiffres

Le Télégramme - Morlaix - - MORLAIX -

11 ans seule­ment

He­ma­ri­na est l’une des start-up les plus en vue du bas­sin mor­lai­sien. Ra­pide tour ho­ri­zon.

Franck Zal fonde son en­tre­prise en 2007, après avoir pas­sé 14 an­nées au CNRS de Ros­coff.

De­puis, il a dé­po­sé 59 bre­vets de re­cherche dans le monde en­tier (en Chine, aux États-Unis, au Bré­sil), et a réus­si à le­ver 22 mil­lions d’eu­ros au­près de fonds d’in­ves­tis­se­ment pour fi­nan­cer ses re­cherches. Elles portent sur la conser­va­tion de gref­fons, éla­bo­ra­tion de pan­se­ments oxy­gé­nés ou en­core des tech­niques d’in­ter­ven­tion d’ur­gence en cas d’AVC.

34 sa­la­riés

La plu­part em­ployés tra­vaillent dans le pays de Mor­laix, 25 au to­tal. « Je veux que Mor­laix reste le centre du dé­ve­lop­pe­ment de l’en­tre­prise », re­ven­dique Franck Zal. Six autres em­ployés tra­vaillent à Noir­mou­tier, en Ven­dée, ain­si que trois à Pa­ris.

60 greffes de rein

La prin­ci­pale tech­no­lo­gie dé­ve­lop­pée par He­ma­ri­na est Her­mo2­life. C’est un ad­ju­vant qui per­met la conser­va­tion des gref­fons, grâce à l’hé­mo­glo­bine des vers ma­rins. Hors du corps hu­main, un or­gane s’abîme ra­pi­de­ment par manque d’oxy­gène. La dé­gra­da­tion peut faire échouer la trans­plan­ta­tion. Her­mo2­life lui per­met de res­pi­rer hors de son en­vi­ron­ne­ment. L’in­no­va­tion a été tes­tée lors de 60 greffes de reins cette an­née, en par­ti­cu­lier avec le CHU de Brest, mais aus­si Li­moges, Lyon, Pa­ris, Poi­tiers, et Tours.

1 ex­clu­si­vi­té mon­diale

Une autre greffe a été per­mise par le même pro­cé­dé cette an­née : celle d’un se­cond vi­sage. Un acte in­édit. « Le doc­teur Laurent Lan­tié­ri du CHU de Brest m’a ex­pli­qué qu’il avait un pa­tient dans un état déses­pé­ré après avoir per­du son se­cond vi­sage. Il m’a de­man­dé d’uti­li­ser HEMO2­life ». Mais Franck Zal ne pou­vait pas lui en­voyer le pro­duit tel quel : « il n’était au­to­ri­sé que pour un es­sai cli­nique sur le rein ». En deux se­maines ils ob­tiennent les ac­cords. La greffe prend cette fois-ci. « J’en ai pleu­ré », se sou­vient l’en­tre­pre­neur. La nou­velle fait le tour du monde, et a même droit à un re­por­tage sur CNN.

2 tonnes de vers

C’est la quan­ti­té d’aré­ni­coles pro­duites chaque an­née dans la ferme d’éle­vage de Noir­mou­tier. La marge de pro­gres­sion est grande : le lieu a une ca­pa­ci­té de pro­duc­tion de 30 tonnes.

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