« On re­mon­tait de la plage au mo­ment des ar­ri­vées »

Le Télégramme - Vannes - - HIPPISME - Jé­ré­mie Beyou, 42 ans, skip­per du 60 pieds « Cha­ral » Re­cueilli par Phi­lippe Eliès

L’été, pen­dant les va­cances, on par­tait en France et un peu par­tout en Eu­rope pour dis­pu­ter des ré­gates. Sur la route, on écou­tait la ra­dio lors des longs tra­jets et on sui­vait l’étape comme ça. J’ai éga­le­ment des sou­ve­nirs du Tour de France lors­qu’on al­lait à l’île de Batz, pas très loin de la mai­son fa­mi­liale à Ca­ran­tec, on re­mon­tait de la plage au mo­ment des ar­ri­vées de l’étape, ça ryth­mait nos jour­nées. C’était l’époque de Mi­guel In­du­rain. Je me sou­viens aus­si du Bre­ton Ro­nan Pen­sec, de l’équipe Z… Il y a dix ans, le Tour était dé­jà ve­nu à Lo­rient et, une fois n’est pas cou­tume, il tom­bait des trombes d’eau (rires). Toutes les équipes avaient ga­ré les bus de­vant notre base à Lo­rient. Comme il pleu­vait beau­coup, on avait ou­vert le han­gar aux équipes qui étaient ve­nues s’abri­ter chez nous. À l’époque, il y avait mon mo­no­coque « Del­ta Dore » dans le chan­tier et Éric Boyer, alors team ma­na­ger chez Co­fi­dis, était ve­nu tuer le temps pen­dant que les cou­reurs s’échauf­faient sur les rou­leaux. Je lui avais fait la vi­site de mon ba­teau et ça lui avait bien plu. Quand je suis à la mai­son, je re­garde les étapes à la té­lé. Ré­cem­ment, j’ai été in­vi­té à Cho­let (NDLR : siège de Cha­ral, son par­te­naire) pour suivre le contre-la-montre et aus­si dans le vil­lage-dé­part à Lo­rient. J’aime vrai­ment le cyclisme. En tant que ma­rin pro­fes­sion­nel, je fais tout mon tra­vail fon­cier à vé­lo car je ne suis pas fan de la course à pied, et comme je ne nage vrai­ment pas bien…

Pour ma pré­pa­ra­tion phy­sique, je suis al­lé plu­sieurs fois en mon­tagne, pour mon­ter des cols, no­tam­ment le Ven­toux à quatre ou cinq re­prises. Là, tu te rends compte de l’ef­fort que ce­la de­mande, de l’im­por­tance de la ges­tion de l’ef­fort sur­tout. Le vé­lo, c’est un sport fa­bu­leux ! J’adore vrai­ment. Il faut mon­ter sur un vé­lo pour se rendre compte de la dif­fi­cul­té.

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