COMMENT SOI­GNER LES BOBOS DE L’ÉTÉ

C’est l’été. Place aux ba­lades et ac­ti­vi­tés en pleine na­ture. Un grand mo­ment de bonheur, mal­heu­reu­se­ment contra­rié, par­fois, par de pe­tites bêtes qui mordent ou qui piquent. Rien de grave. Mais quelques conseils (*), tout de même, pour évi­ter ou re­mé­di

Le Télégramme - Vannes - - FRONT PAGE - Her­vé Queillé

Mé­duses, vives, guêpes, tiques et autres mous­tiques peuvent par­fois contra­rier les joies de l’été.

Mais il existe des fa­çons simples de soi­gner pi­qûres et mor­sures. Et quelques conseils per­mettent de ré­duire les risques de croi­ser ces pe­tites bêtes lorsque l’on se ba­lade dans la na­ture.

Les tiques, c’est sys­té­ma­tique.

Non, la Bre­tagne n’est pas en­va­hie par les tiques. De même, celles-ci ne sont pas plus nom­breuses qu’au­pa­ra­vant. Mais on y fait beau­coup plus at­ten­tion, au­jourd’hui, du fait de l’ex­pan­sion de la maladie de Lyme. Ces char­mantes pe­tites bes­tioles peuvent, en ef­fet, vé­hi­cu­ler la bru­cel­lose. Et même si elles ne sont que 10 % à en être por­teuses, elles consti­tuent une vraie me­nace.

Donc, avec les tiques, c’est sys­té­ma­tique : il n’est plus ques­tion de se pro­me­ner dans les landes, les bois et les fou­gères en short et san­dales. Il est re­com­man­dé de por­ter des pan­ta­lons, clairs si possible pour re­pé­rer ces très pe­tits in­sectes noirs, des chaus­settes et des chaus­sures mon­tantes. Après avoir bien cra­pa­hu­té dans la na­ture sau­vage, bien vé­ri­fier, au re­tour, s’il n’y a pas de tique sur le corps. Il est éga­le­ment utile de s’équi­per d’un ti­re­tique (en phar­ma­cie) car la bes­tiole ne s’en­lève pas n’im­porte comment. Et, en cas de pi­qûre, si un éry­thème com­mence à s’élar­gir, il est im­pé­ra­tif de consul­ter un mé­de­cin qui pres­cri­ra, si be­soin, un trai­te­ment an­ti­bio­tique. Pas folles, les guêpes.

À ne pas dé­ran­ger. Mais, bon à sa­voir, quand elles se nour­rissent, elles n’attaquent pas. En cas de pi­qûre, il faut veiller à ne pas pres­ser sur la poche de ve­nin quand on tente d’en­le­ver le dard, si ce­lui-ci est res­té en­fon­cé dans la plaie. Si ces pi­qûres sont dou­lou­reuses mais sup­por­tables et sans con­sé­quence, gé­né­ra­le­ment, les phar­ma­cies re­gorgent de pro­duits pour cal­mer la dou­leur et d’an­ti­his­ta­mi­niques pour évi­ter gon­fle­ments ou oe­dème. Tout dé­pend de chaque in­di­vi­du, en fait. À cet égard, les per­tur­ba­teurs en­do­cri­niens com­pliquent les choses pour les per­sonnes al­ler­giques. Ces der­nières ont donc tout in­té­rêt à se rendre dans un ser­vice d’ur­gences en cas de pi­qûre de guêpe. Vi­pères : pas té­mé­raires.

En Bre­tagne, il n’y a guère que la pe­tite vi­père qui peut pré­sen­ter un dan­ger. Mais il faut vrai­ment al­ler l’em­bê­ter pour qu’elle morde. Ce ser­pent n’at­tend pas le pro­me­neur au dé­tour du che­min pour lui sau­ter des­sus. Au contraire, il se cache dès qu’il res­sent les lourdes vi­bra­tions qui an­noncent l’ar­ri­vée d’un hu­main. Néan­moins, en cas de mor­sure, il faut fi­ler à la phar­ma­cie la plus proche pour une in­jec­tion de sé­rum. Mé­duses : ne pas s’y frot­ter.

Un contact avec ces drôles de bes­tioles gé­la­ti­neuses et ce sont de « belles » dé­man­geai­sons as­su­rées. Un peu comme si on vous avait fouet­té avec des or­ties ! Un pe­tit tour en phar­ma­cie peut ai­der à cal­mer la dou­leur ou le phé­no­mène. Pe­tit tuyau, en at­ten­dant, sur la plage : ra­cler la plante du pied avec sa carte de cré­dit ! Les mé­duses sont plus ou moins dan­ge­reuses, se­lon les es­pèces. Mais, comme, en gé­né­ral, on se fait sur­prendre, ce­la ne sert pas à grand chose de sa­voir les­quelles. Rôle qui re­vient plu­tôt aux mai­ries ou au­to­ri­tés ma­ri­times, ame­nées à prendre éven­tuel­le­ment les mesures qui s’im­posent sur un sec­teur en­va­hi par les mé­duses. Vivre avec les vives.

Dif­fi­cile de se pré­mu­nir contre les pi­qûres de vives ; ce qui est dom­mage car elles sont très désa­gréables. Le pro­blème, c’est qu’on ne les voit pas car elles sont en­fouies dans le sable. De même, il n’existe pas de sec­teur à vives. Leur pré­sence et leur nombre va­rient, en ef­fet, d’an­née en an­née sur le littoral. Tout au plus, est-il conseillé de ne plus se dé­pla­cer pieds nus quand on sait qu’une per­sonne a été pi­quée. Et, si ce­la vous ar­rive, se rin­cer le pied dans la mer ne peut pas faire de mal. On peut aus­si uri­ner sur la plaie. L’ef­fi­ca­ci­té est as­sez li­mi­tée mais l’im­pact psy­cho­lo­gique peut être as­sez fort au­près des enfants. Ce qui peut contri­buer à faire bais­ser la sen­sa­tion de dou­leur… Mous­tiques : gare aux… pro­duits de pro­tec­tion.

Plus ils sont ef­fi­caces et plus ils sont toxiques, que ce soient les ré­pul­sifs ou les in­sec­ti­cides. À ma­ni­pu­ler, donc, avec pré­cau­tion, sur­tout avec les enfants ; voire ne pas uti­li­ser du tout. Ou, éven­tuel­le­ment, des pro­duits à base de ci­tron­nelle ou de gé­ra­nium. (*) Par Fran­çois de Beau­lieu, chro­ni­queur de la page Na­ture du Té­lé­gramme

Pho­to Jo­na­than Ko­nitz

Au poste de se­cours de Foues­nant, le trai­te­ment (si­mu­lé) d’une pi­qûre de vive en trem­pant le pied dans l’eau chaude.

Pho­to d’ar­chives Le Té­lé­gramme

Les pro­duits de pro­tec­tion contre les mous­tiques sont à ma­nier avec pré­cau­tion.

Pho­to d’ar­chives Le Té­lé­gramme

Les mé­duses sont plus ou moins dan­ge­reuses, se­lon les es­pèces.

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