14-18. Le Père Da­niel Brot­tier au­mô­nier mi­li­taire d’ex­cep­tion

Le Télégramme - Vannes - - PONTIVY -

por­trait trône dans la salle du même nom à l’Ab­baye-Lan­gon­net, ce­lui du père Brot­tier. Da­niel Brot­tier, né à La Fer­té-Saint-Cyr (Loir-et-Cher), le 7 sep­tembre 1876, et mort à Pa­ris le 28 fé­vrier 1936, est un mis­sion­naire spi­ri­tain fran­çais.

Di­rec­teur de la fon­da­tion des Or­phe­lins ap­pren­tis d’Au­teuil dont il a mul­ti­plié les struc­tures comme celle de Saint-Mi­chel près de l’Ab­baye-Lan­gon­net, il fut au­mô­nier des tran­chées pen­dant la Grande Guerre, ris­quant mille fois la mort et mys­té­rieu­se­ment pro­té­gé. Il a été béa­ti­fié par Jean-Paul II le 25 no­vembre 1984.

En août 1914, à la Mai­son des Pères du Saint-Es­prit, à Pa­ris, naît l’idée de créer un corps d’au­mô­niers vo­lants des­ti­né au front. Le père Brot­tier s’en­gage im­mé­dia­te­ment et em­barque, le 26 août, gare de l’Est, avec les sol­dats par­tant pour la Lor­raine. De Car­le­pont aux ma­rais de Vla­mer­tingue, du bois d’Avo­court ou ce­lui de Mou­lins-sous-Touvent aux mas­sifs de Wa­vrille, il va af­fron­ter 1 000 dangers à la re­cherche de bles­sés ou s’élan­çant hors des tran­chées dans les vagues d’as­saut, pour ne pas aban­don­ner ses « Poi­lus » ! Ja­mais bles­sé ni ga­zé, il ne quit­te­ra ja­mais le front, res­tant tou­jours en pre­mière ligne, mal­gré les re­lèves de ba­taillon. Une bra­voure qui for­ça le res­pect de ses chefs et de «ses en­fants », les Poi­lus. Dé­mo­bi­li­sé en 1919, il se­ra fait Of­fi­cier de la Lé­gion d'hon­neur par le gé­né­ral Gou­raud, en 1933, et ne ces­se­ra de dire : « Si j’ai fait quelque chose de grand dans ma vie, c’est à la guerre que je l’ai fait ».

DR

Le père Brot­tier par­mi ses sol­dats.Pho­to

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