Té­lé­thon. Di­dier Ma­hé en chef de la fa­mille

Depuis trois ans, Di­dier Ma­hé se dé­mène pour que le Té­lé­thon ait l’am­pleur qu’il mé­rite dans une ville comme Vannes. Quitte à em­bar­quer toute sa fa­mille dans son sillage « pour la bonne cause ».

Le Télégramme - Vannes - - VANNES - Loïc Ber­thy

Il est en ar­rêt ma­la­die et a re­pous­sé d’une se­maine une pe­tite in­ter­ven­tion chi­rur­gi­cale. Son sou­ci de san­té n’est pas in­va­li­dant et c’est tant mieux, car ces der­niers jours, Di­dier Ma­hé, n’a pas chô­mé. Ce chauf­feur-mé­ca­ni­cien d’une en­tre­prise agri­cole a le sens de la dé­brouille et sait tis­ser des re­la­tions pré­cieuses. C’est ce qu’il faut quand on veut oeu­vrer pour le Té­lé­thon et ré­col­ter le maxi­mum d’ar­gent pos­sible « au pro­fit de la re­cherche ». Les cen­taines de ga­lettes qui se­ront ven­dues jus­qu’à di­manche soir ont été four­nies par Ré­ga­lette. Elles se­ront ré­chauf­fées au beurre et gar­nies de sau­cisses don­nées par Car­re­four. Ou bien avec des oeufs et du gruyère râ­pé qu’il a eu gra­tis et par cen­taines de ki­los. Les lé­gumes dont on fe­ra une soupe et les châ­taignes qui se­ront grillées, c’est pa­reil. Quand on l’a ren­con­tré, Di­dier Ma­hé à al­ler col­lec­ter une par­tie de cette mar­chan­dise dans le tri­angle rou­tier Saint-Mar­cel-Rieux-Li­mer­zel. Et au vo­lant d’un uti­li­taire prê­té par une so­cié­té de lo­ca­tion bien sûr.

« Je dors sur place »

Mais il ne suf­fit pas de connaître les per­sonnes qu’il faut. En­core faut-il avoir en­vie de mettre en place une or­ga­ni­sa­tion telle que le celle du Té­lé­thon. Pour Di­dier Ma­hé, il était temps de faire quelque chose. « Je par­ti­ci­pais au Té­lé­thon avec la cho­rale Do si la sol fa­mille, mais avec les pom­piers, on était bien les seuls à être pré­sents sur l’es­pla­nade du port. Je ne trou­vais pas ce­la nor­mal pour une ville comme Vannes. En 2016, j’ai pré­sen­té mon pro­jet à la Ville. On m’a dit ban­co et voi­là ». En­fin voi­là, pas tout à fait. Il y a eu du bou­lot der­rière pour ra­meu­ter toutes les as­so­cia­tions et la cen­taine de bé­né­voles qui se­ront sur le pont trois jours du­rant pour col­lec­ter des fonds. Di­dier Ma­hé, c’est un mo­teur die­sel qui se met en branle dès le mois de fé­vrier pour le Té­lé­thon et qui est chaud bouillant en dé­cembre. « Je passe trois jours non-stop sur l’es­pla­nade. Je dors sur place, parce que je me consi­dère res­pon­sable de tout le ma­té­riel » ex­plique le qua­dra­gé­naire.

Cette an­née, des cha­pi­teaux en dur

Cette an­née, le Té­lé­thon va pro­fi­ter de cha­pi­teaux en dur. Ceux que la fé­dé­ra­tion des com­mer­çants a gen­ti­ment ac­cep­té de faire mon­ter avec une se­maine d’avance pour son mar­ché de Noël. Avec ces ins­tal­la­tions, l’équipe de Di­dier Ma­hé ne craint pas de de­voir abré­ger les ma­ni­fes­ta­tions pré­ma­tu­rés’ap­prê­tait ment, comme ce fut le cas l’an der­nier à cause de la tem­pête. « C’est un très mau­vais sou­ve­nir. Il y avait dé­jà très peu de monde le sa­me­di ma­tin à cause de l’en­ter­re­ment de John­ny Hal­ly­day. Puis il y a eu ces coups de vent qui ont me­na­cé la struc­ture. On a pré­fé­ré dé­mon­ter pour ne pas prendre de risques. Le di­manche, j’en ai pleu­ré ». Ce n’est pas une for­mule. Sa nièce Ti­fenn le confirme. Sa femme San­drine, éga­le­ment im­pli­quée, au­rait pu le faire, ou bien ses fils An­tho­ny, Ti­mo­thy et Ré­my, ain­si que sa fille Ka­tia­na, ou bien en­core ses beaux-pa­rents ve­nus de la ré­gion pa­ri­sienne pour don­ner un coup de main. Der­rière Di­dier Ma­hé, c’est un vé­ri­table ba­taillon fa­mi­lial qui s’en­gage au pro­fit du Té­lé­thon. En pen­sant à la pe­tite Ae­la, ar­ri­vée der­niè­re­ment dans la tri­bu, et por­teuse de la Tri­so­mie 21.

« Je passe trois jours non-stop sur l’es­pla­nade. Je dors sur place, parce que je me consi­dère res­pon­sable de tout le ma­té­riel »

Di­dier Ma­hé

Loïc Ber­thy

Depuis trois ans, De­nis Ma­hé se dé­mène pour le Vil­lage Té­lé­thon de Vannes.

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