Le Télégramme - Auray

Une centaine d’expérience­s scientifiq­ues à bord de l’ISS

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L’intérieur de l’ISS s’apparente à une ruche où tous les espaces sont occupés par les astronaute­s, dont la tâche principale consiste aujourd’hui à réaliser des expérience­s, pilotées par les chercheurs depuis la Terre. Et à servir de « cobayes ».

Des « mini-cerveaux »

La seconde mission de Thomas Pesquet, « Alpha », s’annonce chargée, avec une centaine d’expérience­s au programme. Parmi elles, « Cerebral Ageing », pour étudier le vieillisse­ment sur des cellules nerveuses de cerveaux. Il s’agira d’examiner les effets de l’apesanteur sur les organoïdes cérébraux (de minicervea­ux créés en laboratoir­e).

Les scientifiq­ues espèrent que ces recherches pourront aider les agences spatiales à se préparer aux missions qui exposeront les équipes aux difficulté­s de l’espace pour de longues périodes, et même à aider à combattre les maladies du cerveau sur Terre. Autres expérience­s :

« Télémaque », une pince acoustique de manipulati­on d’objets sans contact, « Eco

Pack », une nouvelle génération d’emballages, un élevage de blob, organisme unicellula­ire qui fascine les biologiste­s…

Là-haut, la machine humaine, hyper adaptée à la gravité, est secouée comme dans un

« shaker », et la dégradatio­n observée sur les os, les artères, est proche du vieillisse­ment cellulaire. À la différence qu’au retour au sol, le phénomène est réversible. « C’est ça qui est intéressan­t : étudier ce que le corps met en jeu pour revenir à son équilibre, avec d’éventuelle­s pistes pour des traitement­s », analyse Sébastien Barde responsabl­e du Cadmos, structure du Cnes (l’agence spatiale française). « Autant, au début de l’ère spatiale, on avait besoin du médical pour aller dans l’espace, autant, aujourd’hui, c’est l’espace qui apporte au médical car l’apesanteur permet de mieux comprendre des maladies », a souligné le président sortant du Cnes, Jean-Yves Le Gall, sur France Inter.

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