Le Télégramme - Auray

Abstention : le test du mois de juin

- Martin Vaugoude

Après plusieurs faux départs, la campagne des régionales et départemen­tales va pouvoir se lancer pour de bon. Le décret convoquant les électeurs les 20 et 27 juin prochains doit être présenté, ce mercredi, en conseil des ministres. Faut-il s’attendre pour autant à ce que les citoyens se passionnen­t tout à coup pour ces scrutins ? Probableme­nt pas ! Crise sanitaire oblige, la campagne risque de rester encore très virtuelle. Et ne devrait guère entrer dans le radar de Français qui ont actuelleme­nt bien d’autres préoccupat­ions. Daniel Cueff, candidat écologiste

« Renouveler nos représenta­nts est une chose. Leur offrir une forte légitimité en est une autre. »

indépendan­t aux régionales en Bretagne, s’inquiète déjà des risques d’abstention, plaidant pour une campagne de communicat­ion de la part de la Région pour enrayer le phénomène.

La faible participat­ion, ennemi public numéro un ? Le phénomène n’est pas nouveau. Même en temps normal, régionales et départemen­tales n’entrent pas dans la catégorie des scrutins très mobilisate­urs. En 2015, seul un électeur sur deux s’était déplacé. Il faudra donc attendre la présidenti­elle, mère de toutes les batailles électorale­s en France, pour tirer des conclusion­s définitive­s sur l’ampleur du phénomène abstention­niste. Pour voir, par exemple, si la très faible participat­ion des plus jeunes, observée à l’occasion des municipale­s de 2020, se confirme ou non. En attendant, on scrutera tout de même avec beaucoup d’attention, au mois de juin, le baromètre de l’abstention. On verra alors s’il nous envoie, ou non, une alerte rouge sur l’état de santé de notre démocratie. Car renouveler nos représenta­nts est une chose. Leur offrir une forte légitimité en est une autre.

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