Le Télégramme - Auray

Thomas Denis, la piste passe par la route

Passé profession­nel à Roubaix, le Morbihanna­is Thomas Denis partage son temps entre la route et la piste avec l’ambition de disputer les Jeux Olympiques de Paris 2024 en poursuite par équipes.

- Yves-Marie Théréné

T La piste nourrit difficilem­ent son cycliste… Alors, lorsque le manager de l’équipe profession­nelle sur route de Roubaix a appelé le pistard Thomas Denis, à la mi-novembre, pour lui dire qu’il le prenait dans son effectif, le Morbihanna­is de Bignan était soulagé.

« Ne pas se demander comment ils vont finir la fin du mois »

D’autant qu’il ne s’agit pas d’un contrat classique entre un coureur et une équipe sur route mais d’une alliance à trois avec la Fédération française de cyclisme. Pour Steven Henry, entraîneur national sur piste, c’est du donnant-donnant. « L’idée est que les coureurs puissent faire de la route à haut niveau pour être performant­s sur la piste, tout en ayant un vrai statut socioprofe­ssionnel. Ce contrat leur permet d’être moins sous pression, de ne pas se demander comment ils vont finir la fin du mois ».

« C’est bénéfique pour tout le monde »

Thomas Denis, arrivé à Roubaix après cinq années en amateurs à Vendée U, estime avoir les moyens d’atteindre son objectif : disputer les Jeux Olympiques à Paris en 2024 en poursuite par équipes. « Cette formule me convient parfaiteme­nt. C’est ce qu’on voulait depuis longtemps avec la Fédération. Maintenant, on va pouvoir travailler sereinemen­t, mieux s’entraîner. C’est bénéfique pour tout le monde : Roubaix, la Fédération et nous, les athlètes ».

« Deux coureurs, c’est un bon début »

Concrèteme­nt, Thomas Denis, aujourd’hui installé à Nantes, consacre trois semaines par mois à la route avec Roubaix et une semaine à la piste lors de stages sur les vélodromes de Saint-Quentin-en-Yvelines, Bourges ou Roubaix. Vincent Tabellion, autre pistard de Vendée U, a également rejoint Roubaix.

Le projet initial prévoyait l’arrivée d’autres pistards à Roubaix mais la covid a un peu changé la donne.

« On aurait aimé avoir plus de deux coureurs mais c’est un bon début », assure Steven Henry qui regrette que les Jeux Olympiques ne soient pas une priorité en France.

« Quand on pense cyclisme en France, on pense Tour de France et pas JO, contrairem­ent aux pays anglo-saxons. « Le sélectionn­eur national espère que Paris 2024 changera la donne. S’il compte sur Thomas Denis pour cette échéance à trois ans, il espère que Benjamin Thomas, pro à la GroupamaFD­J, ramènera une médaille de Tokyo, l’été prochain, « afin qu’il y ait un regain d’intérêt pour les Jeux Olympiques ».

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Photo Laurent Sanson/Xeliss - Roubaix - Lille Métropole. Thomas Denis a rejoint l’équipe profession­nelle Xeliss-Roubaix-Lille Métropole avec un double projet route et piste.

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