Le Télégramme - Auray

Dragage des ports : où stocker à terre les sédiments pollués ?

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T Entre 10 000 et 20 000 m3/an. C’est l’estimation des volumes conséquent­s des sédiments non immergeabl­es qui polluent les ports de la rade de Lorient. Problème : que faire de ces boues qui ne peuvent pas, comme les sédiments non dégradés, être immergés en mer ? Ce dossier fait figure de vieux serpent de mer à l’agglo. Voilà des années que le site de la Becquerie (10 à 15 hectares), à Hennebont, a été ciblé pour devenir une aire de stockage et/ou de traitement des boues à terre. Le sujet s’est, depuis, enlisé dans les méandres d’une réglementa­tion changeante, rendant caduque des études, des votes en conseils municipaux, attisant bien évidemment le feu des opposants.

Mais le temps est compté. Car l’entretien des fonds marins des ports de pêche de Keroman, de l’avant-port et du bassin à flot et de

Lorient-La Base est nécessaire aux activités de chacune des structures portuaires.

« Le Blavet n’est pas une poubelle »

« Le site de traitement à terre devra être choisi avant la fin 2021 », promet Fabrice Loher. Pour y arriver, Lorient Agglo va allouer 6,5 M€ sur la période de 2021-2026 pour les opérations futures de dragages, de gestion à terre et de valorisati­on des sédiments de qualité non immergeabl­es. « Il faudra présenter prochainem­ent un plan pour les dix ans à venir », a promis Patrice Valton, en charge du dossier, interpellé vivement par Fabrice Lebreton (Hennebont) pour qui « choisir le site de la Becquerie est un non-sens écologique. Je suis opposé à ce projet dangereux. La vallée du Blavet n’est pas une poubelle ».

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Photo d’archives Robert Le Gall Le site de la Becquerie (10 à 15 hectares), à Hennebont, est fléché pour devenir une aire de stockage et/ou de traitement des boues à terre.

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