LE CASSE-TêTE DU CHOIX DES DEUX « SPé­CIA­LI­TéS »

Le nou­veau bac va bien­tôt pro­po­ser un casse-tête aux élèves de pre­mière : aban­don­ner un des trois en­sei­gne­ments de spé­cia­li­té qu’ils suivent cette an­née.

Le Télégramme - Brest - - LA UNE - Mar­tin Vau­goude

Les pre­mières doivent dé­jà son­ger à re­non­cer à l’une de leurs trois « spé­cia­li­tés » en ter­mi­nale.

Les élèves de pre­mière vont de­voir aban­don­ner une spé­cia­li­té en ter­mi­nale.

VRAI

C’est sans doute l’un des as­pects les plus dé­rou­tants de la ré­forme du bac. Les élèves de pre­mière, qui ont choi­si une tri­plette d’en­sei­gne­ments de spé­cia­li­té, n’en conser­ve­ront que deux en ter­mi­nale. « L’avan­tage, c’est qu’on com­mence à se spé­cia­li­ser. L’in­con­vé­nient, c’est que ce­la re­vient à se cou­per un doigt », note Bru­no Ma­gliu­lo, au­teur de l’ou­vrage « SOS. Le nou­veau ly­cée » (aux édi­tions L’Étu­diant).

Les en­sei­gne­ments de spé­cia­li­té sont ceux qui, au-de­là du tronc com­mun, donnent une forme un peu plus per­son­na­li­sée au par­cours des ly­céens. « Mon cons­tat, c’est que cette ques­tion af­fole pas mal les fa­milles, dans la me­sure où elles ont peur de faire un choix in­adap­té par rap­port à cer­taines études su­pé­rieures », ex­plique Bru­no Ma­gliu­lo. « Le pro­blème, c’est que les pa­rents n’ob­tiennent pas les mêmes ré­ponses à leurs ques­tions, d’un éta­blis­se­ment à l’autre », abonde Ro­dri­go Are­nas, co­pré­sident de la FCPE, pre­mière fé­dé­ra­tion de pa­rents d’élèves.

C’est le con­seil de classe qui dé­ci­de­ra.

FAUX

« Les textes n’ont tou­jours pas été pu­bliés, mais on se di­rige vers la li­ber­té de choix par les fa­milles, en dis­cus­sion avec le con­seil de classes. Ce­lui-ci fe­ra des pro­po­si­tions, mais la fa­mille gar­de­ra la main », ex­plique Bru­no Ma­gliu­lo. Si elle n’a pas dé­jà com­men­cé, la ré­flexion ne va pas tar­der à oc­cu­per l’es­prit des élèves de pre­mière et de leurs pa­rents, puisque le choix de­vra être for­ma­li­sé au deuxième tri­mestre.

Pour choi­sir, il faut te­nir compte de son pro­jet.

VRAI

Ceux qui ont un pro­jet bien dé­fi­ni ont tout in­té­rêt à re­gar­der de près les at­ten­dus des en­sei­gne­ments su­pé­rieurs qu’ils visent. Sa­chant que plu­sieurs com­bi­nai­sons sont sou­vent pos­sibles. Par exemple, ceux qui en­vi­sagent des études de mé­de­cine pour­ront com­bi­ner la spé­cia­li­té SVT avec les maths, mais aus­si avec la phy­sique-chi­mie.

Il n’est pas in­dis­pen­sable de prendre en compte son ni­veau.

FAUX

« Pour les fi­lières sé­lec­tives, avoir choi­si les en­sei­gne­ments pré­re­quis ne suf­fi­ra pas, il fau­dra que les ré­sul­tats soient bons », aver­tit Bru­no Ma­gliu­lo. « Il faut tra­vailler sur le bi­lan de ce que l’on est au mo­ment du choix et te­nir compte de sa ca­pa­ci­té à réus­sir », conseille-t-il. Te­nir compte de l’avis de ses en­sei­gnants se­ra im­por­tant pour trou­ver l’équi­libre entre ses en­vies et sa ca­pa­ci­té à réus­sir.

Pho­to Fran­çois Des­toc

Les élèves de pre­mière ne conser­ve­ront que deux en­sei­gne­ments de spé­cia­li­té en ter­mi­nale.

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