Stade Ren­nais : Ju­lien Ste­phan a chan­gé le ves­tiaire

Nom­mé en­traî­neur du Stade Ren­nais en dé­cembre der­nier, Ju­lien Ste­phan a me­né, en six mois, Rennes en 8es de fi­nale de la Ligue Eu­ro­pa et en fi­nale de la Coupe de France ! Qu’a-t-il chan­gé au club ?

Le Télégramme - Carhaix - - HIPPISME - Da­vid Thomas

Fra­gile et dés­uni à son ar­ri­vée dé­but dé­cembre, le ves­tiaire ren­nais est dé­sor­mais sou­dé, apte à agir en meute pour ga­gner, à nou­veau, la Coupe de France ! En six mois, à peine, de pra­tique de l’équipe pre­mière, Ju­lien Ste­phan a chan­gé bien des ha­bi­tudes. Sa per­son­na­li­té y est pour beau­coup. Avant lui, Sa­bri La­mou­chi avait ap­por­té une ri­gueur tout ita­lienne, un pro­fes­sion­na­lisme qui n’était pas dans les murs ren­nais de­puis le dé­part d’An­to­net­ti en 2013. Ste­phan a, lui, beau­coup tra­vaillé l’as­pect hu­main, sans doute les traces de ses an­nées avec la ré­serve, où il faut sa­voir gé­rer les an­goisses de l’échec et les ego des plus am­bi­tieux.

« Des joueurs ayant be­soin d’amour »

Ben Arfa et Niang ont chan­gé lit­té­ra­le­ment après le dé­part de La­mou­chi, of­frant un vi­sage très of­fen­sif à Rennes. « Ha­tem et Mbaye sont des af­fec­tifs, des joueurs ayant be­soin d’amour, de confiance. Les avaient-ils lors des pre­miers mois ? Peut-être que non », ose, sans sour­ciller, le pré­sident Oli­vier Lé­tang. Sa­voir ca­jo­ler donc, mais bous­cu­ler aus­si. Afin d’em­me­ner ses joueurs avec lui, vers une am­bi­tion com­mune, il ap­porte un soin mé­ti­cu­leux à la ré­dac­tion de ses cau­se­ries. Y pas­sant par­fois des nuits. Avec la ré­serve ren­naise, l’édu­ca­teur avait fait montre d’une cer­taine ex­per­tise, ti­rant même des larmes chez cer­tains. Avec les pros, le jeune coach a pour­sui­vi. Pour trou­ver les mots idoines pour mar­quer les es­prits et en em­por­ter l’adhé­sion de son groupe. Tac­ti­que­ment, Ste­phan est très at­ten­tif aux plans des ad­ver­saires, y pro­po­sant tou­jours une ré­ponse pré­cise. Il est très poin­tilleux dans ses exi­gences. Et, lorsque le groupe ren­nais ré­cite la leçon du « prof », ce­la res­semble par­fois à de la den­telle. Un peu comme en rê­vait Christian Gour­cuff, qui n’a ja­mais pu im­po­ser sa patte à Rennes.

Né à Rennes…

Avec cette no­mi­na­tion, Lé­tang a réa­li­sé le rêve de son pré­dé­ces­seur, René Ruel­lo. Le duo Ruel­lo - Gour­cuff avait en­vi­sa­gé, pour « l’après », Ste­phan en suc­ces­seur du druide d’Han­vec. Avec ce jeune homme né à Rennes sur son banc, le Stade Ren­nais veut croire à la gagne en Coupe de France. Un seul en­traî­neur a su le faire jus­qu’ici : il s’ap­pe­lait Jean Prouff, il était Bre­ton, jeune (45 ans en 1965) et ado­rait le foot­ball of­fen­sif...

Ni­co­las Créach

Dès son ar­ri­vée, Ju­lien Ste­phan a vite offert un foot­ball of­fen­sif au Stade Ren­nais.Pho­to

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.