Christophe Ker­brat : « Res­pec­ter ce maillot »

Le Télégramme - Carhaix - - FOOTBALL - Re­cueilli par Mat­thieu Huet

En dé­pit d’une si­tua­tion spor­tive tou­jours plus com­pli­quée, Christophe Ker­brat ré­pète sa foi dans le groupe guin­gam­pais, qui re­çoit Caen, samedi (20 h). Le dé­fen­seur cen­tral en ap­pelle éga­le­ment à l’hon­neur du maillot, à l’heure où son équipe n’a ja­mais été au­tant dos au mur. > Com­ment trou­vez-vous l’ambiance à deux jours de cette ren­contre fon­da­men­tale ?

C’est un peu spécial compte te­nu de la si­tua­tion. De toute fa­çon, c’est pe­sant de­puis le mois de juillet. On ar­rive dans le mo­ney time. On n’a pas le temps de se po­ser des ques­tions, il faut agir.

> Com­ment avez-vous ap­pré­hen­dé l’em­bal­le­ment au­tour de l’af­faire du match po­ten­tiel­le­ment tru­qué entre Caen et An­gers ?

Ce n’est pas notre pro­blème. Des in­fos sont re­mon­tées. C’est dé­sor­mais aux pré­si­dents des clubs concer­nés et aux ins­tances de leur faire leur bou­lot. C’est dé­jà as­sez com­pli­qué pour nous côté ter­rain cette sai­son, on ne va pas se mê­ler de tout ça. En tout cas, ça ne nous a pas per­tur­bés du tout.

> Que pen­sez-vous des dé­cla­ra­tions de Rol­land Cour­bis, l’en­traî­neur caen­nais, qui n’a pas épar­gné Guin­gamp ces der­niers jours ?

On connaît le per­son­nage. On sait qu’il est comme ça, qu’il aime par­ler beau­coup. Il est dans son do­maine. A nous d’être dans le nôtre.

> Sur quoi va se jouer cette ren­contre face à Caen ?

Je pense qu’on n’a plus rien à perdre. Il faut le­ver ce frein à main que nous avons eu du­rant une grande par­tie de la sai­son. Et qu’on fasse un vrai bon match pour une fois, tous en­semble. On sait qu’en cas de suc­cès, on re­bat­trait un peu les cartes.

> A l’image de son ir­ré­gu­la­ri­té, votre équipe donne par­fois le sen­ti­ment de man­quer d’âme…

Pour­tant de l’âme, il y en a. Il y a du ca­rac­tère. Seule­ment nous sommes tous cons­cients que per­sonne ne réa­lise sa meilleure sai­son. Tout le monde est un peu plus en dif­fi­cul­té. L’ob­jec­tif est d’être en­fin bien sur ces quatre der­niers matchs. Men­ta­le­ment et phy­si­que­ment.

> Com­ment avez-vous vé­cu le fait de perdre à la fois le bras­sard de ca­pi­taine et votre place de ti­tu­laire ?

For­cé­ment, ce ne sont pas les meilleurs mo­ments d’une car­rière. Mais mon cas n’est pas le plus im­por­tant. Ce qui compte, c’est l’ave­nir du club. Le de­ve­nir des uns et des autres, on ver­ra plus tard. Au­jourd’hui, je n’ai pas le temps de me mor­fondre sur ma si­tua­tion.

> N’avez-vous pas le sen­ti­ment que votre aven­ture à Guin­gamp est proche de la fin ?

Pas du tout. Je ne suis pas en train de pen­ser à ça. On a quatre fi­nales à jouer jus­qu’à fin mai. On ver­ra ça en­suite. On est tous amou­reux de ce club, nous, les joueurs, en pre­mier. On a un stade ma­gni­fique, un pu­blic ma­gni­fique, à nous de réus­sir en­fin ce que nous n’avons pas su faire jus­qu’ici. Il faut res­pec­ter ce maillot.

▼ Samedi (20 h)

Pho­to Nicolas Créach

A l’heure de re­ce­voir Caen, samedi (20 h), Christophe Ker­brat et les Guin­gam­pais n’ont d’autre choix que de s’im­po­ser s’ils veulent en­core croire au main­tien.

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