Di­dot : « Il fau­drait un pe­tit mi­racle pour se sau­ver »

Le Télégramme - Carhaix - - FOOTBALL - Laurent Ri­vier

« C’est une dé­cep­tion de plus ». Ch­ris­tophe Ker­brat est comme tous ses co­équi­piers. Bat­tu et pas loin d’être abat­tu. Le Fi­nis­té­rien sait à quel point le chal­lenge est énorme dé­sor­mais. « Il fau­drait un pe­tit mi­racle pour se sau­ver », pointe per­ti­nem­ment Étienne Di­dot.

À trois matchs de la fin, les Cos­tar­mo­ri­cains comptent tou­jours cinq points de re­tard sur Caen, l’ac­tuel bar­ra­giste, avant le dé­pla­ce­ment à Nantes, ce di­manche, des Di­jon­nais. « On n’est pas mort en­core mais on est dans une si­tua­tion très com­pli­quée », souffle Ch­ris­tophe Ker­brat.

« Ça ne sent pas bon »

Les neuf der­niers points qu’il reste à prendre ne suf­fi­ront pas. C’est qua­si cer­tain main­te­nant. Et la frus­tra­tion n’a pas fi­ni de les étreindre jus­qu’au bais­ser de ri­deau, le 25 mai à Amiens. « On sa­vait que ce match (contre Caen) était une ques­tion de vie et de mort, dit Étienne Di­dot. Ga­gner nous au­rait per­mis d’es­pé­rer da­van­tage ». Il n’y avait pas de peur, les joueurs l’ont as­su­ré. Mais per­sonne n’a nié ce ter­rible manque de confiance qui cloue les bonnes in­ten­tions à lon­gueur de jour­nées. « On avait à coeur de tout don­ner, on l’a fait. On a ga­gné beau­coup de duels, on a fait énor­mé­ment de courses. Mais on peut regretter de ne pas avoir été meilleur dans leur camp, dans leur sur­face, sur nos coups de pied ar­rê­tés. C’est un peu à l’image de cette sai­son », constate, triste et amer, Ch­ris­tophe Ker­brat. Étienne Di­dot, ici aus­si, lui em­boîte le pas : « On a été les cher­cher, on a été dans leur camp, on a es­sayé de cen­trer, de frap­per, de pro­vo­quer. Eux sont très peu sor­tis. Dans l’en­vie, l’équipe a ré­pon­du. Mais ar­ri­vé aux 20-25 mètres, il faut de la jus­tesse et on en a man­qué pour ser­vir les at­ta­quants ».

Triste constat, une fois de plus re­nou­ve­lé. Ça au­rait pour­tant été beau d’en­tre­te­nir l’es­poir de­vant ce Kop Rouge qui fê­tait ses 25 ans et ce stade presque plein (16 879 spec­ta­teurs exac­te­ment). Au lieu de ce­la, c’est un par­fum de re­lé­ga­tion qui a em­bau­mé ce Rou­dou­rou. « Je ne sais pas si ça sent la Ligue 2 mais, en tout cas, ça ne sent pas bon, avoue le Paim­po­lais. Mais il ne faut pas bais­ser les bras. Il faut être cou­ra­geux. Quand on donne tout, les gens se re­con­naissent en nous. Le faire nous per­met­trait au moins de par­tir la tête haute ». C’est au­jourd’hui leur prio­ri­té. Une ques­tion de fier­té.

Pho­to Ni­co­las Créach

Étienne Di­dot sait très bien que la si­tua­tion semble im­pos­sible à re­tour­ner pour se main­te­nir en Ligue 1.

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