Geor­gi­na Tu­na So­rin. Les joies d’une jeune au­teure

Le Télégramme - Carhaix - - TV - Nathalie An­dré

Avec « De­main le jour se lè­ve­ra », Geor­gi­na Tu­na So­rin, 36 ans, pro­pose un pre­mier ro­man émou­vant, d’une grande jus­tesse. Ori­gi­naire de Nan­cy, la jeune au­teure vit à SaintG­ré­goire (35), où elle se consacre à l’écriture. Avec en­thou­siasme, elle échange aus­si avec ses pre­miers lec­teurs.

Le dé­but d’une belle car­rière ?

Été 2016. Sur la plage, Geor­gi­na Tu­na So­rin sai­sit un sty­lo et un carnet, ce­lui de sa fille aî­née, et com­mence à écrire ce qui lui « passe par la tête ». « Pour une fois, je n’ai pas je­té les ébauches », in­dique-t-elle. En­cou­ra­gée par sa fille, elle conti­nue. Ces quelques lignes de­viennent ra­pi­de­ment une tri­lo­gie. Jus­qu’ici non pa­rue. « J’ai at­tra­pé le vi­rus et de­puis, j’écris tout le temps », ex­plique celle qui, après des études à l’IUT de Lan­nion (22), a tout d’abord été jour­na­liste à « L’Est Ré­pu­bli­cain », puis à France Bleu Auxerre. Un par­cours en par­tie lié à la car­rière de son ma­ri, Oli­vier So­rin, ex-foot­bal­leur pro­fes­sion­nel et au­jourd’hui en­traî­neur des gar­diens de but du Stade Ren­nais.

« Jour et nuit »

Tout jour­na­liste ne de­vient pas écrivain. Elle, oui. Fin no­vembre 2018, « sur un coup de tête », alors que ses proches l’in­ci­taient à le faire de­puis plu­sieurs mois, elle dé­cide de pu­blier son pre­mier ro­man : ce se­ra « De­main le jour se lè­ve­ra ». Un ro­man qu’elle choi­sit de ne pas en­voyer à des mai­sons d’édi­tion tra­di­tion­nelles. « Je n’avais pas en­vie d’at­tendre », jus­ti­fie-t-elle. « Je me suis dit : " Je saute dans le vide. Je vais voir ce que ce­la donne " ». Elle pri­vi­lé­gie donc l’au­to-édi­tion, en l’oc­cur­rence avec Li­bri­no­va. « Ce­la ren­voie par­fois à une image de tra­vail mal fi­ce­lé. C’est de moins en moins le cas. Au­jourd’hui, beau­coup d’au­teurs se lancent à leur compte par choix, et non par dé­pit. Et se font ac­com­pa­gner par des cor­rec­teurs, des gra­phistes… Être in­dé­pen­dant ne veut pas dire être seul et tout faire seul », in­sis­tet-elle.

C’est très vite, « en moins d’un mois », que la pre­mière mou­ture de son livre a été ré­di­gée : « En phase d’écriture, je tra­vaille jour et nuit. Tant que je n’ai pas écrit ce que j’ai dans la tête, ce­la m’em­pêche de dor­mir », ra­conte-t-elle.

« J’adore ces con­tacts avec les lec­teurs »

Dis­po­nible de­puis le 4 mars, « De­main le jour se lè­ve­ra » est un ro­man émou­vant, ha­le­tant. An­na, étu­diante en Staps, en est le per­son­nage prin­ci­pal. Au fil des pages, on découvre pour­quoi elle est hos­pi­ta­li­sée. À ses cô­tés, il y a no­tam­ment Bru­no, son pa­pa. « J’ai une af­fec­tion par­ti­cu­lière pour lui, parce qu’il a tra­ver­sé des épreuves », confie-t-elle. « À tra­vers son re­gard, on découvre le par­cours de ceux qui res­tent, qui at­tendent. Je Geor­gi­na Tu­na So­rin, au­teure

vou­lais mettre en lu­mière ce que peuvent res­sen­tir les proches de ceux qui sont dans le co­ma ». Le su­jet est lourd, il amène à ré­flé­chir, mais, sans trop en dé­voi­ler, ce ré­cit est une ode à l’es­poir. Jeune au­teure, Geor­gi­na Tu­na So­rin par­tage ses pe­tits bon­heurs sur Ins­ta­gram et Fa­ce­book. Ce fut, par exemple, le cas à la ré­cep­tion des pre­miers exem­plaires de son ro­man : « Ils sont ar­ri­vés ! Ils sentent l’encre fraîche, le pa­pier cou­pé. Bref, ils sentent le livre. Mon livre ! Je suis joie ! », s’en­thou­siasme-t-elle.

Même chose pour ses pre­mières séances de dé­di­caces. « À vrai dire, j’ap­pré­hen­dais beau­coup, car j’ai du mal à me mettre en avant. Là, pour le coup, on s’ex­pose. Mais, finalement, j’adore ces con­tacts avec les lec­teurs, qui soit ont dé­jà lu le livre, soit le dé­couvrent ». Ce qu’elle fait aus­si sur les ré­seaux so­ciaux : « J’y passe beau­coup de temps », re­con­naît-elle.

Bien­tôt une suite

De là à dé­lais­ser l’écriture ? La ré­ponse est non. De­puis l’été 2016, les ma­nus­crits se sont ac­cu­mu­lés : « J’en ai écrit une di­zaine », pré­cise-t-elle. Les­quels, à moyen terme, de­vraient res­ter là où ils sont, car Geor­gi­na Tu­na So­rin tra­vaille sur la suite de « De­main le jour se lè­ve­ra ». « À la base, je n’avais pas pré­vu de le faire, même si cette suite, je l’avais dans la tête », ex­plique-t-elle. Ce sont ses lec­teurs qui l’ont con­vain­cue. Un bel en­cou­ra­ge­ment.

« Tant que je n’ai pas écrit ce que j’ai dans la tête, ce­la m’em­pêche de dor­mir ».

« De­main le jour se lè­ve­ra » chez Li­bri­no­va. 14,90 € pour la ver­sion pa­pier et 2,99 € pour la ver­sion nu­mé­rique.

Séance de dé­di­caces le sa­me­di 1er juin, à 18 h, au centre cultu­rel de La Forge, à Saint-Gré­goire (35).

Pho­to DR

An­cienne étu­diante à l’IUT jour­na­lisme de Lan­nion, Geor­gi­na Tu­na So­rin se consacre plei­ne­ment à l’écriture. Son pre­mier ro­man « De­main le jour se lè­ve­ra » est une réus­site.

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