El­mer Food Beat is back

El­mer Food Beat est de re­tour avec un tout nou­vel al­bum « Back in beat » et de l’éner­gie à re­vendre. Le groupe nan­tais se­ra à l’af­fiche du Fes­ti­val Ke­rock’n Roll, sa­me­di 25 mai, à Sainte-Ma­rine. En­tre­tien avec Ma­nou, le chan­teur.

Le Télégramme - Carhaix - - CORNOUAILLE - Delphine Tan­guy

> Sor­ti en avril, votre 6e al­bum « Back in beat » est un clin d’oeil « Back in black » d’AC/DC, ce­la veut dire plus de rock et de gui­tares ?

La po­chette noire et sobre de l’al­bum fait clai­re­ment ré­fé­rence à AC/DC car ce­la fait par­tie de nos influences. C’est aus­si parce qu’on a per­du, il y a presque deux ans, Twis­tos, membre fon­da­teur d’El­mer. C’était un peu pa­reil pour le

Back in black d’AC/DC, qui a fait suite au dé­cès de Bon Scott. C’est un hom­mage à notre col­lègue dis­pa­ru, mais ce n’est pas un disque fu­nèbre. C’est très gai, très joyeux comme on a tou­jours été ! Ce qu’on vou­lait faire éga­le­ment, c’est un al­bum qui soit plus proche de ce qu’on fait sur scène. Il y a beau­coup d’éner­gie, de gui­tares et de puissance qu’on n’avait pas tou­jours dans nos al­bums où on faisait plus de la chan­son.

> Twis­tos a dis­pa­ru avant la sor­tie du disque, mais il a lais­sé son em­preinte…

Il avait com­men­cé à tra­vailler à ce pro­jet et à écrire des bribes de textes et de mé­lo­dies pour cet al­bum. For­cé­ment, il est par­ti avec la plu­part des choses dans sa tête. Heu­reu­se­ment, il avait com­men­cé à écrire sur un ca­hier, son or­di­na­teur et son té­lé­phone et on a pu écrire deux chan­sons à par­tir de ce qu’il a lais­sé. Il a quelque part co­écrit la chan­son Ma gui­tare avec Ke­lu, un des membres his­to­riques qui n’est pas re­ve­nu quand le groupe s’est re­for­mé. On a

du bol est un autre titre écrit à par­tir de ces bouts de texte. Il y a aus­si une autre chan­son Lu­cille, à la­quelle on tient beau­coup, qu’on avait dé­jà en­re­gis­tré pour l’al­bum pré­cé­dent mais qu’on n’avait pas gar­dé. On a l’a ré­en­re­gis­trée mais en gar­dant les choeurs qu’avait fait Twis­tos à l’époque.

> Vous ne vous dé­par­tez pas d’un ton po­tache pour par­ler de l’amour et des filles, mais on sent qu’il y a un peu plus de sérieux, le mou­ve­ment Me Too est pas­sé par là ?

On a sans doute un peu chan­gé, un peu gran­di. Avec l’âge, on parle un peu dif­fé­rem­ment de l’amour et du ro­man­tisme car nous sommes des chan­teurs de charme, il ne faut pas l’ou­blier. Ce sont des chan­sons qu’on avait en­vie d’écrire tout simplement. On y fait un peu ré­fé­rence car il y a un mor­ceau qui s’ap­pelle

Quand la dame, car on a tou­jours pra­ti­qué ce­la comme ça : quand on nous dit non c’est non. C’est une ques­tion d’édu­ca­tion ou de sa­voir ce que veut dire un mot.

> Le groupe reste as­so­cié aux tubes comme « Da­nie­la », « Le plastique, c’est fan­tas­tique », « La cais­sière de chez Le­clerc »… Les jouez-vous en­core vo­lon­tiers sur scène ?

Le pu­blic n’a même pas le temps de les ré­cla­mer car ce­la nous fait tou­jours au­tant plai­sir de les jouer sur scène. De voir les gens s’écla­ter comme ça, ce­la nous met en joie. Notre fa­çon d’être, c’est d’être éner­giques et joyeux, de foutre un joyeux bor­del pen­dant les concerts. On est dé­sor­mais quatre sur scène, moi au chant, Ka­lou à la basse, Vincent à la bat­te­rie et grand Lo­lo à la gui­tare. On est tout le temps sur la route de­puis qu’on a re­pris de­puis 2007 et en­core un peu plus de­puis 2010.

Photo Gilles Si­mon

Ambiance élec­trique as­su­rée avec El­mer Food Beat qui aime « foutre un joyeux bor­del sur scène ».

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