Des cé­ré­mo­nies per­tur­bées par la pluie

Les cé­ré­mo­nies du 8-Mai à Ca­rhaix ont été quelque peu contra­riées par les in­tem­pé­ries, ce mer­cre­di. Ce qui n’a pas em­pê­ché an­ciens com­bat­tants, of­fi­ciels et ha­bi­tants de suivre le cir­cuit ha­bi­tuel.

Le Télégramme - Carhaix - - CARHAIX - Jean-Noël Po­tin

Dra­peaux cla­quant dans le vent, dé­fi­lé au pas pres­sé, dis­cours abré­gés… De mé­moire d’an­cien com­bat­tant, on avait ra­re­ment vu des condi­tions mé­téo aus­si dé­sas­treuses à l’oc­ca­sion des cé­ré­mo­nies du 8-Mai. Des in­tem­pé­ries qui ex­pliquent, sans doute, en grande par­tie la moindre af­fluence à cette com­mé­mo­ra­tion. Mal­gré les bour­rasques et les gi­bou­lées, le cor­tège a, mal­gré tout, sui­vi le par­cours ri­tuel.

Plu­sieurs hom­mages

Le 74e an­ni­ver­saire de la vic­toire de 1945, ce 8 mai, a été l’oc­ca­sion de rendre plu­sieurs hom­mages aux com­bat­tants fran­çais et al­liés morts pour la France, « tom­bés pour la li­ber­té et la paix », ain­si que l’a rap­pe­lé le maire Ch­ris­tian Troa­dec. Par­ti à 11 h de la place de la Mai­rie, le cor­tège s’est d’abord ren­du, sous une pluie bat­tante, jus­qu’au ci­me­tière de Plou­guer, où le maire, Ch­ris­tian Troa­dec, ac­com­pa­gné de sa pre­mière ad­jointe, Ca­thy Quil­tu, et du dé­lé­gué aux cé­ré­mo­nies pa­trio­tiques, Jean-Marc An­toine, a dé­po­sé une gerbe.

Après une pause et un nou­veau dé­pôt de gerbe place de la Ré­sis­tance, le groupe, qui était com­po­sé d’élus, d’an­ciens com­bat­tants et de gen­darmes, a mar­qué une halte de­vant la mai­son du ré­sis­tant Georges Auf­fret. Ce der­nier y avait été tor­tu­ré et pen­du par les Allemands le 8 juin 1944. Le cor­tège s’est en­fin ren­du place de Ver­dun pour les ha­bi­tuelles al­lo­cu­tions, un peu écour­tées du fait de la pluie.

Sau­ve­garde de la mé­moire col­lec­tive

Le pré­sident de la Fna­ca, Mar­cel Ol­li­vier, tra­di­tion­nel maître de cé­ré­mo­nie, a donné la pa­role au maire, Ch­ris­tian Troa­dec : « La cé­ré­mo­nie ne rend pas seule­ment hom­mage à ceux qui sont morts ; elle sym­bo­lise éga­le­ment et sur­tout la sau­ve­garde de la mé­moire col­lec­tive du sa­cri­fice des peuples pour la li­ber­té et la paix, a-t-il mar­te­lé. Le poi­son de l’ex­clu­sion conti­nue à in­toxi­quer les consciences.

Des hommes au­jourd’hui sont en­core op­pri­més, vic­times de l’in­to­lé­rance, pri­vés de toute li­ber­té et de toute di­gni­té.

Face à ce pé­ril qui nous guette et qui met en dan­ger notre dé­mo­cra­tie chè­re­ment ac­quise, il nous faut être vi­gi­lant. La Ré­sis­tance n’est pas un en­sei­gne­ment dé­pas­sé, c’est une le­çon pour de­main et aus­si pour au­jourd’hui. L’his­toire ne doit pas se ré­pé­ter, mais face à ceux qui re­fusent d’ou­vrir les yeux, d’en­tendre, elle a tra­gi­que­ment ten­dance, par­fois, à bé­gayer », a-t-il lan­cé.

Après le dis­cours du maire, Pier­rot Le Guen a en­ton­né « Ama­zing Grace » à la trom­pette, en hom­mage aux sa­peurs-pom­piers ayant com­bat­tu le ré­cent in­cen­die de Notre-Dame-de-Pa­ris. À l’is­sue des cé­ré­mo­nies, un vin d’hon­neur était of­fert aux par­ti­ci­pants aux halles. Un re­pas a en­suite réuni les adhé­rents et sym­pa­thi­sants de la Fna­ca.

« La Ré­sis­tance n’est pas un en­sei­gne­ment dé­pas­sé, c’est une le­çon pour de­main et aus­si pour au­jourd’hui ». Ch­ris­tian Troa­dec, maire.

Une mi­nute de si­lence a été ob­ser­vée place de la Ré­sis­tance.

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