Un jeudi à bout de souffle

Le Télégramme - Carhaix - - SPORTS - D.V.

L’avant-der­nière jour­née du Na­tio­nal a été avan­cée à ce jeudi. Et, par équi­té spor­tive, le coup d’en­voi de toutes les ren­contres se­ra donné à 20 h 45. On retient son souffle. No­tam­ment à Con­car­neau, qui joue son main­tien à Avranches.

Après la tem­pête de mer­cre­di, le bul­le­tin mé­téo Na­tio­nal pré­voit en­core un ou deux épi­sodes ven­teux. Le pre­mier, pour ce jeudi soir, s’an­nonce à nou­veau cos­taud. Alors que l’in­ten­si­té du se­cond, dans huit jours, res­te­ra à cal­cu­ler.

L’un des pa­ra­mètres à prendre en compte vien­dra du ré­sul­tat d’Avranches - Con­car­neau. « C’est un match qui m’emm… », ré­agit Gi­bert Gué­rin. Le pré­sident avran­chi­nais s’en se­rait bien pas­sé. « Comme les gens connaissent nos re­la­tions avec Jacques Pi­riou, mon ho­mo­logue concar­nois, on ra­mas­se­ra dans tous les cas de fi­gure. Si on gagne, on se­ra des sa­lauds, et si on perd, on se­ra mal­hon­nête. Mais je peux ga­ran­tir qu’on va jouer le match ».

Tout est donc en place pour que cette soi­rée d’un jeudi pas comme les autres en Na­tio­nal fasse mon­ter l’adré­na­line. Avec un scé­na­rio à faire pâ­lir de ja­lou­sie n’im­porte quel as de la mise en scène du po­lar à re­bon­dis­se­ment ul­time. Car il ne reste plus que deux pages à dé­vo­rer et le sus­pense reste en­tier.

Mais, contrai­re­ment à une bonne in­trigue po­li­cière, dont les der­niers feuillets brûlent les doigts tel­le­ment on a hâte de sa­voir, ici, le fi­nal n’est pas en­core écrit. Il se joue ce jeudi en di­rect. Au stade Fe­nouillère où Avranches re­çoit Con­car­neau. Mais il ne se passe pas que là. Il se re­garde aus­si en mul­ti­plexe sur Ca­nal + Sport qui a pro­gram­mé quatre af­fiches.

Et sur la web TV de la FFF qui dif­fu­se­ra les cinq autres matchs. A com­men­cer par cet Avranches - Con­car­neau qui fait si peur à des Tho­niers (pri­vés finalement de Jung) ga­lé­rant tou­jours à la li­mite de la ligne de flottaison.

« Je pré­fère al­ler à Avranches »

Les Avran­chi­nais (6es) n’ont en re­vanche rien à craindre. Et pas grand-chose à es­pé­rer d’un clas­se­ment où ils sont qua­si­ment cer­tains de fi­nir entre la cin­quième et la neu­vième place. « Je pré­fère jouer cet avant-der­nier match à Avranches plu­tôt qu’à Cho­let, Lyon ou Cham­bly (qui ac­cueillent res­pec­ti­ve­ment Ville­franche, Tours et Dun­kerque) », pré­cise Be­noît Cauet. Au pas­sage, le coach des Tho­niers glisse qu’il ne s’in­té­res­se­ra pas aux autres scores en cours de match. Mais tout en ré­pon­dant « si » (en ita­lien dans le texte) quand on évoque son main­tien as­su­ré en cas de vic­toire de Con­car­neau et de dé­faites de Tours et de Ma­ri­gnane. Mais en­core fau­dra-t-il com­men­cer par al­ler ga­gner chez ces Avran­chi­nais, deuxièmes sur la poule re­tour, et qui res­tent sur trois vic­toires consé­cu­tives à do­mi­cile où ils n’ont per­du que deux fois cette sai­son !

▼ Les groupes

Photo ar­chives Ni­co­las Créach

S’il n’a pas en­core 90 mi­nutes dans les jambes, la pré­sence de Guillaume Jan­nez (ici à droite lors du match al­ler contre Avranches) fait du bien au groupe », se­lon l’en­traî­neur Be­noît Cauet.

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