LE GESTE UTILE Ré­ha­bi­li­ter la fau­cille

Le Télégramme - Carhaix - - JARDIN - Oli­vier Ro­bin

Ver­sion ré­duite de la faux, la fau­cille mé­rite d’être re­mise au goût du jour. L’un de nos lec­teurs se sou­vient que l’ou­til re­cèle un as­pect fourbe mé­con­nu. À l’ado­les­cence, ayant avan­cé un peu trop sa jambe gauche, il fau­cha pro­pre­ment son mol­let qui en conserve la ci­ca­trice. Donc la fau­cille, bien ai­gui­sée, est idéa­le­ment ac­com­pa­gnée d’une pe­tite fourche. Celle-ci per­met de re­le­ver les herbes cou­chées et de les fau­cher ef­fi­ca­ce­ment. Elle évite aus­si de se cou­per en stop­pant la course d’une lame lan­cée trop vi­ve­ment dans l’air.

Dans le cas d’une vé­gé­ta­tion tendre, her­ba­cée, de simples mou­ve­ments souples du poi­gnet donnent une fauche par­faite. Lorsque la vé­gé­ta­tion est plus co­riace (ronces, vieux dac­tyles, brous­sailles...), le poi­gnet et le bras sont mis à contri­bu­tion. Faux et fau­cille sont com­plé­men­taires. Ce que la pre­mière fait mer­veilleu­se­ment dans un es­pace dé­ga­gé, la se­conde ne le réus­sit pas moins face à des obs­tacles : pieds d’ar­bustes et d’arbres, base d’une haie, ta­lus pen­tu... La fau­cille de type tou­ran­geau (2e à gauche sur la photo), à lame fine et courbe, est adap­tée à la fauche d’herbes, or­ties, trèfles… Le mo­dèle de type por­tu­gais (2e à droite), mu­ni de fines dents, coupe par­fai­te­ment les ronces, re­pousses d’ar­bustes, tiges d’om­bel­li­fères et autres jeunes vé­gé­taux li­gneux, le tout sans re­je­ter 1 g de car­bonne. Quant à la ré­plique en mi­nia­ture d’une faux (à droite) qui a tout du gad­get, elle trouve dif­fi­ci­le­ment son équi­libre en main. Mieux vaut l’ou­blier.

Photo Oli­vier Ro­bin

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.