L’ap­pli­ca­tion s’ins­talle dans le pay­sage

Le Télégramme - Carhaix - - QUIMPER - Ca­mille Poil­vet

Lan­cée il y a deux mois, l’ap­pli­ca­tion

« Quim­per + » a pour ob­jec­tif de fa­ci­li­ter le quo­ti­dien des ha­bi­tants en ren­dant pos­sible des si­gna­le­ments d’in­ci­dents sur la voi­rie, des dé­gra­da­tions, des in­ci­vi­li­tés… Mais l’ano­ny­mat qu’elle per­met peut en­gen­drer quelques ra­tés.

« Nous sommes contents, cette ap­pli­ca­tion va dans le sens de l’his­toire », in­diquent Ch­ris­tian Le Bi­han, ad­joint char­gé du quar­tier de Ker­feun­teun et Ber­nard Ke­rau­dren, di­rec­teur de cabinet du maire de Quim­per. Il y a deux mois, nais­sait « Quim­per + ». Une ap­pli­ca­tion, té­lé­char­geable en un clic, qui per­met de si­gna­ler les in­ci­vi­li­tés et in­ci­dents qui sur­viennent en ville. Ob­jec­tif ? Désen­gor­ger le stan­dard de la mai­rie. « Nous re­ce­vons une di­zaine de si­gna­le­ments par jour », ex­pli­cite Ch­ris­tian Le Bi­han. Ce­la peut pa­raître peu, mais lors­qu’elles étaient fil­trées par le stan­dard et non via l’ap­pli­ca­tion, les ac­tions qui devaient être me­nées en­suite pre­naient plus de temps. « Avec “Quim­per +” il faut en moyenne 48 heures pour ré­gler une af­faire, car tous les ser­vices sont mo­bi­li­sés et équi­pés, per­met­tant une plus grande ef­fi­ca­ci­té », re­prend Ch­ris­tian Le Bi­han.

« Il y a un pro­blème avec l’ano­ny­mat »

« Nous al­lons vers la nu­mé­ri­sa­tion des de­mandes », ré­sument Ch­ris­tian Le Bi­han et Ber­nard Ke­rau­dren. Lo­ca­li­sa­tion, pho­to, ano­ny­mat (fa­cul­ta­tif)… L’ap­pli­ca­tion est faite « pour le confort de tous les ha­bi­tants ». Ce­pen­dant, l’ano­ny­mat, même s’il ne re­pré­sente qu’une faible part des si­gna­le­ments, peut po­ser pro­blème. En ef­fet, des ha­bi­tants ont été poin­tés sur « Quim­per + » pour ce qui était ju­gé comme une in­ci­vi­li­té. Exemple avec ce ri­ve­rain, pour qui, « il y a un pro­blème avec l’ano­ny­mat ». Il a été si­gna­lé, via « Quim­per + », parce qu’il avait lais­sé sa pou­belle de­vant chez lui. Pour les re­qué­rants ano­nymes, elle gê­nait le sta­tion­ne­ment. Or, c’était le jour de pas­sage des éboueurs… Trois agents ont été dé­pê­chés sur les lieux ! Le Quim­pé­rois concer­né a donc re­ti­ré sa pou­belle, mais il goûte peu la mé­thode. Se­lon lui, la per­sonne qui l’a si­gna­lé sur l’ap­pli­ca­tion au­rait dû ve­nir lui par­ler di­rec­te­ment : « C’est du ci­visme », es­time-t-il.

« Libre de choisir »

La mai­rie peut or­ga­ni­ser des ren­contres pour ré­gler ces pro­blèmes avec di­plo­ma­tie, mais seule­ment si le lan­ceur d’alerte dé­cline son iden­ti­té sur l’ap­pli­ca­tion, pré­viennent Ch­ris­tian Le Bi­han et Ber­nard Ke­rau­dren. Cette pos­si­bi­li­té d’ano­ny­mat s’ex­plique par la vo­lon­té de la mai­rie de lais­ser « libres de choisir » ceux qui in­diquent des pro­blèmes en tous genres au sein de la ville. In­ter­ro­gés sur ce point, cer­tains ha­bi­tants consi­dèrent « qu’il fau­drait que l’ap­pli­ca­tion soit ou en­tiè­re­ment ano­nyme, ou au contraire, que tout le monde soit iden­ti­fié ».

Éten­du aux dé­marches d’état ci­vil

Alors que « Quim­per + » était jus­qu’ici li­mi­tée aux pro­blèmes de la voi­rie, d’en­vi­ron­ne­ment ou la qua­li­té des biens pu­blics, la mai­rie pense dé­sor­mais à l’étendre à l’état ci­vil. Les Quim­pé­rois pour­ront bien­tôt en­ta­mer des dé­marches pour un pas­se­port, une carte d’iden­ti­té, un ex­trait d’acte de nais­sance…

▼ Pra­tique

L’ap­pli­ca­tion peut être té­lé­char­gée via le site in­ter­net www.quim­per­plus.bzh

L’ap­pli­ca­tion « Quim­per + » est dis­po­nible sur le web pour si­gna­ler des in­ci­dents sur la voie pu­blique. « Nous re­ce­vons une di­zaine de si­gna­le­ments par jour », in­diquent les élus.

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