« Je me suis vite sen­ti chez moi »

Le Télégramme - Carhaix - - HIPPISME - Re­cueilli par Da­vid Tho­mas

Après s’être re­lan­cé à Guin­gamp la sai­son der­nière (cinq buts, quatre passes en 16 matchs), que Rennes re­çoit, di­manche (15 h, 36e jour­née de L1), Clé­ment Gre­nier s’est im­po­sé comme l’un des pa­trons de l’équipe bre­tillienne, par son in­fluence dans le ves­tiaire comme sur la pe­louse (deux buts, quatre passes en 30 ap­pa­ri­tions). Ce­lui qui s’épa­nouit en Bre­tagne de­puis 18 mois as­pire en­core à d’autres som­mets. > Quel re­gard por­tez-vous sur la si­tua­tion de Guin­gamp ?

J’y ai pas­sé quatre mois (*) for­mi­dables. J’y ai ren­con­tré des gens mer­veilleux, j’ai gar­dé des liens forts avec cer­tains joueurs. Les voir dans cette si­tua­tion-là, c’est dif­fi­cile. Je leur sou­haite vrai­ment le meilleur.

> En fonc­tion des ré­sul­tats et en ga­gnant ce week-end, Rennes pour­rait en­voyer En Avant en Ligue 2…

Ça fait par­tie du foot. Evi­dem­ment, on est plu­tôt dans une si­tua­tion fa­vo­rable, en ayant ga­gné la Coupe de France. Eux sont dans une si­tua­tion dif­fi­cile.

> Vous par­lez d’un sé­jour « for­mi­dable » à Guin­gamp, en quoi l’était-il ?

J’y ai tout sim­ple­ment re­trou­vé la pos­si­bi­li­té de m’ex­pri­mer, de jouer, de prendre du plai­sir. J’y ai vrai­ment ren­con­tré des gens for­mi­dables : joueurs, bé­né­voles, sup­por­ters… Tous m’ont ac­cueilli comme si j’étais chez moi de­puis tou­jours ! J’ai pris énor­mé­ment de plai­sir à y jouer. J’ai tou­jours don­né le maxi­mum. Grâce au coach Kom­boua­ré, son staff, les joueurs, j’ai pu y être épa­noui. Ce qui m’a per­mis de si­gner en­suite au Stade Ren­nais pour vivre une an­née eu­ro­péenne.

> La Bre­tagne vous réus­sit, puisque vous êtes éga­le­ment épa­noui avec Rennes…

C’est un peu les ha­sards du foot d’être res­té en Bre­tagne. Le Stade Ren­nais m’a ac­cueilli de la même fa­çon que Guin­gamp. C’est la ré­gion et les gens qui sont comme ça, ac­cueillants avec énor­mé­ment de va­leur et ça me res­semble beau­coup… Oui, je me suis vite sen­ti chez moi.

> Com­ment qua­li­fiez-vous la sai­son de Rennes ?

Elle est abou­tie. Cette Coupe, c’est la récompense de notre sai­son. Elle était à double en­jeu : d’abord, ce­lui de sou­le­ver un tro­phée. Ce n’est pas tous les jours, il faut en pro­fi­ter. Pour moi, ça re­mon­tait à sept ans (Coupe de France avec Lyon). Puis, en­suite, comme on était un peu lar­gué en cham­pion­nat, il était dif­fi­cile de rac­cro­cher une place eu­ro­péenne, alors que cette com­pé­ti­tion nous donne des émo­tions mer­veilleuses… Ça au­rait pu être une sai­son très moyenne si on n’avait pas le­vé ce tro­phée. On a la chance que ça a bas­cu­lé de notre cô­té, parce qu’on a fait les choses pour ça. Ça ne tient à rien de pas­ser d’une sai­son ex­tra­or­di­naire à une sai­son très moyenne… Là, on fait une sai­son plu­tôt bonne, avec une cam­pagne eu­ro­péenne abou­tie, un lien ex­tra­or­di­naire avec le pu­blic. J’ai dé­cou­vert ce pu­blic, j’en suis très ad­mi­ra­tif. Pour eux, c’est du temps, des sa­cri­fices, des voyages, de l’ima­gi­na­tion pour les ti­fos… Cette Coupe leur ap­par­tient.

> Avez-vous l’im­pres­sion d’être un élé­ment qui fait gran­dir Rennes ?

Je ne sais pas. Je n’ai pas le re­cul né­ces­saire, ni la pré­ten­tion de dire ça. J’ai une cer­taine ex­pé­rience, certes. J’es­saie d’ap­por­ter au maxi­mum à tout le monde. Je ne pense pas qu’il y a un seul ou trois-quatre joueurs qui font gran­dir un club. C’est son en­vi­ron­ne­ment glo­bal, no­tam­ment ceux qui se plient en deux tous les jours, qui font que le club peut fran­chir un cap. Rennes mé­rite ce qui lui ar­rive comme de conti­nuer à avan­cer. Tout est mis en oeuvre pour que ce club existe sur la scène eu­ro­péenne. J’es­père que cette sai­son nous au­ra ser­vis pour qu’on puisse conti­nuer d’avan­cer, de gran­dir tous en­semble et de se fixer des ob­jec­tifs éle­vés. Il faut conti­nuer à avoir en­vie de jouer tous les trois jours… Et ga­gner un tro­phée, ça donne en­vie d’en ga­gner d’autres, c’est ad­dic­tif. (*) Il était ar­ri­vé le 31 jan­vier 2018 à Guin­gamp.

Pho­to Ni­co­las Créach

Clé­ment Gre­nier : « C’est la ré­gion et les gens qui sont comme ça, ac­cueillants avec énor­mé­ment de va­leur ».

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