FC Lo­rient : di­vorces en vue

Le Télégramme - Carhaix - - FOOTBALL - Arnaud Le Sauce

Le FC Lo­rient a dis­pa­ru des cinq pre­mières places qui donnent ac­cès aux playoffs de L2 qu’il ne pour­ra at­teindre, lors de la der­nière jour­née, ven­dre­di, au Havre, qu’au bé­né­fice de mau­vais ré­sul­tats de ses concur­rents. La crise couve.

> Une lente ago­nie

« C’est une contre-per­for­mance. A do­mi­cile, on n’ar­rive pas à faire les ré­sul­tats qu’on veut. Le res­sort n’est pas cas­sé. On conti­nue d’es­pé­rer mais, a prio­ri, on n’a plus notre des­tin entre les mains. On n’a que ce que l’on mé­rite. Ce soir (ven­dre­di), on est for­cé­ment dé­çu, mais si on n’a pas gagné, c’est qu’on ne fait pas ce qu’il faut », a dit Vincent Le Goff au mi­cro de Ca­nal +, ven­dre­di soir, après le nul (0-0) aux al­lures de re­vers face à des So­cha­liens 18es. Non, les joueurs lo­rien­tais n’ont pas dé­mis­sion­né ou lâ­ché leur en­traî­neur comme ce­la peut par­fois se faire dans le foot­ball. Sim­ple­ment, peut-être n’ont-ils pas, cette sai­son, eu les armes pour sa­tis­faire leurs am­bi­tions de re­tour en Ligue 1. Pour­tant, il y a deux mois de ce­la, dé­but mars, le FC Lo­rient, suite à une belle sé­rie de cinq suc­cès d’af­fi­lée, poin­tait au troi­sième rang cinq points der­rière Brest et trois de­vant le PFC. Onze matchs plus tard, les Mer­lus ne fi­gurent même plus par­mi les cinq pre­miers (6es).

Le sprint fi­nal a pris des airs de lente ago­nie avec un piètre to­tal de onze points pris quand Troyes en a lui gla­né 31, soit vingt de plus ! Une for­ma­tion chez qui les Mer­lus au­ront à se dé­pla­cer si, par mi­racle, ils ar­rivent à se his­ser en play-offs et en rem­portent le pre­mier opus…

Au vu de l’état des troupes, de la dy­na­mique ac­tuelle, at­teindre les bar­rages re­lè­ve­rait dé­sor­mais du mi­racle.

> Le bi­lan des ul­tras sa­lué par le Mous­toir

Même si ce­la leur ar­rive par­fois de les tan­cer en cette fin de sai­son (« bou­gez­vous »), les Ul­tras lo­rien­tais au­ront eu le mé­rite de sup­por­ter jus­qu’au bout leurs joueurs. Pour­tant, ils ont de­puis long­temps ma­ni­fes­té leur mé­con­ten­te­ment, en par­ti­cu­lier, de­vant le spec­tacle pro­po­sé au Mous­toir. Ven­dre­di, ils ont dé­ployé de nou­velles ban­de­roles pour ex­pri­mer leur désar­roi : « Fi­ni le foot­ball au­tre­ment, on veut le foot­ball comme avant » ou « Un bi­lan s’im­pose » qu’ils ont dé­cli­né sur deux thé­ma­tiques : la perte de « l’iden­ti­té de jeu », qui au­rait ame­né le Mous­toir à être « dé­ser­té », l’« échec de la mon­tée di­recte » en L1 (pour la deuxième fois), qui éma­ne­rait de « di­ri­geants dé­pas­sés ». Ce qui a eu le don de déclencher de larges ap­plau­dis­se­ments du pu­blic. Dif­fi­cile de contes­ter ce constat d’échec, reste main­te­nant à sa­voir quelles décisions Loïc Fé­ry (lui aus­si cha­hu­té : « Mer­ci Fé­ry, mer­ci Fé­ry », a-t-on pu en­tendre) et ses équipes pren­dront à l’is­sue de la sai­son. Mi­ckaël Lan­dreau, à qui il reste une an­née de contrat, et son staff y sur­vi­vront-ils ? Pas sûr, même si ce genre de ma­noeuvre au­ra un coût non né­gli­geable pour un club qui se pré­pare à vivre une troi­sième sai­son en Ligue 2, celle où les clubs souffrent le plus fi­nan­ciè­re­ment…

Mi­ckaël Lan­dreau, à qui il reste une an­née de contrat, et son staff y sur­vi­vron­tils ?

Photo Bru­no Per­rel

Les ul­tras du FC Lo­rient sont nos­tal­giques, et ils l’ont dé­mon­tré via plu­sieurs ban­de­roles, ven­dre­di.

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