50 000 dans le Fi­nis­tère

Le dé­ploie­ment ne se fe­ra pas en un jour mais il avance pe­tit à pe­tit, es­sen­tiel­le­ment de­puis l’an der­nier. Cinq mil­lions de Fran­çais ont ou­vert un dos­sier mé­di­cal par­ta­gé, dont près de 50 000 dans le Fi­nis­tère.

Le Télégramme - Carhaix - - BRETAGNE - Da­vid Cormier

L’opé­ra­tion est as­sez simple et prend quelques mi­nutes, sur un or­di­na­teur ou un smart­phone, une ta­blette. Ou­vrir un dos­sier mé­di­cal par­ta­gé, sorte de car­net de san­té nu­mé­rique, peut éga­le­ment se faire dans un ac­cueil de Caisse pri­maire d’as­su­rance ma­la­die ou dans une phar­ma­cie (comme un pro­lon­ge­ment au dos­sier phar­ma­ceu­tique) et bien­tôt chez des in­fir­miers, si l’on a be­soin d’aide. L’in­té­rêt ? Dis­po­ser de ses don­nées de san­té sur un dos­sier vir­tuel, consul­table par n’im­porte quel mé­de­cin en France : utile par exemple si un ac­ci­dent sur­vient quand on est en dé­pla­ce­ment ou en va­cances. Les actes mé­di­caux, des ré­sul­tats d’exa­mens, par exemple, peuvent y fi­gu­rer : ce­la peut évi­ter de re­faire in­uti­le­ment une ra­dio dé­jà réa­li­sée quelques jours plus tôt. Une fois qu’il a créé son compte, le pa­tient peut y ins­crire des élé­ments : son groupe san­guin, ses vac­cins, sa vo­lon­té ou pas de don­ner ses or­ganes, les coor­don­nées de proches à pré­ve­nir… La Sé­cu, dans les jours (voire se­maines) qui suivent l’ou­ver­ture, y dé­pose les don­nées dont elle dis­pose sur le par­cours san­té de la per­sonne. Un mé­de­cin, un phar­ma­cien peut aus­si abon­der, sans pou­voir les lire dans le cas de ce der­nier. On est alors pré­ve­nu par mail ou SMS.

Avec la carte Vi­tale et la carte d’un pro­fes­sion­nel de la san­té

Le sys­tème fonc­tionne avec la carte Vi­tale du pa­tient et une carte spé­ciale dé­te­nue par la plu­part des phar­ma­cies, quelques cli­niques, bien­tôt le CHRU de Brest (se­cond se­mestre 2019 a prio­ri) au ser­vice anes­thé­sie et au Sa­mu. Des Eh­pad (éta­blis­se­ments pour l’hé­ber­ge­ment de per­sonnes âgées dé­pen­dantes) et d’autres éta­blis­se­ments peuvent aus­si en être équi­pés.

Un ef­fet boule de neige ?

Dans le Fi­nis­tère, 18 000 comptes ont été créés de­puis le dé­but de l’an­née, soit près de 50 000 au to­tal. L’ob­jec­tif est d’at­teindre les 100 000 pour la fin de l’an­née. La dé­marche est vo­lon­taire et le sec­teur de la san­té compte sur un ef­fet boule de neige, lorsque de plus en plus de gens en au­ront vé­ri­fié les avan­tages et par­lé à leur en­tou­rage. La sé­cu­ri­té des don­nées est as­su­rée par une double au­then­ti­fi­ca­tion : on tape son au­then­ti­fiant, son mot de passe et on re­çoit aus­si un code par SMS.

Pho­to D. C.

Le dos­sier mé­di­cal par­ta­gé, ce­la marche sur un smart­phone comme sur un or­di­na­teur.

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