Fai­sons ami-ami avec le so­leil

Al­lié de notre humeur et de notre bien-être, le so­leil re­pré­sente aus­si un en­ne­mi po­ten­tiel de notre peau. Comment se pré­mu­nir pour en ti­rer un maxi­mum de bien­faits ?

Le Télégramme - Carhaix - - SENIORS - Des­ti­na­tion San­té

dé­taillée, ré­di­gée en fran­çais, don­nant les ca­rac­té­ris­tiques, per­for­mances et ins­truc­tions d’en­tre­tien du pro­duit. « La fia­bi­li­té des lu­nettes so­laires dé­pend d’une ré­gle­men­ta­tion qui exige plu­sieurs cri­tères de per­for­mances, pour la mon­ture et pour les verres », re­prend l’as­so­cia­tion. Veillez au mar­quage CE, obli­ga­toi­re­ment ap­po­sé de fa­çon « vi­sible, li­sible et in­dé­lé­bile, à l’in­té­rieur des branches ». Il s’ac­com­pagne de la men­tion de la ca­té­go­rie de pro­tec­tion. Elle est as­su­rée par la va­leur du filtre UV, au­tre­ment dit, le pou­voir fil­trant. Plu­tôt que la teinte des verres plus ou moins sombre, c’est le pa­ra­mètre à sur­veiller. Cette va­leur est com­prise entre 0 et 4. Dans le dé­tail, la ca­té­go­rie 0 doit être ré­ser­vée au confort et à l’es­thé­tique. Les ca­té­go­ries 1 et 2 sont adap­tées aux lu­mi­no­si­tés so­laires at­té­nuées et moyennes. Les in­dices 3 et 4 sont re­com­man­dés dans les cas de forte ou ex­cep­tion­nelle lu­mi­no­si­té so­laire (mer, mon­tagne). À no­ter que la classe de pro­tec­tion la plus éle­vée (4) n’est pas adap­tée pour la conduite au­to­mo­bile. Cet aver­tis­se­ment doit d’ailleurs fi­gu­rer sur la no­tice.

Autre dé­tail d’im­por­tance : le lieu d’achat. Plu­tôt qu’un ven­deur à la sau­vette, choi­sis­sez un op­ti­cien, « sus­cep­tible à la fois de ga­ran­tir la qua­li­té par la tra­ça­bi­li­té de ses four­nis­seurs, et d’ap­por­ter conseils et re­com­man­da­tions d’usage par sa qua­li­fi­ca­tion de pro­fes­sion­nel de la vue ». Comme l’ex­plique le Syn­di­cat na­tio­nal des der­ma­to­logues-vé­né­ro­logues (SNDV), « les rayon­ne­ments émis par le so­leil sont in­dis­pen­sables pour l’ins­tal­la­tion, le dé­ve­lop­pe­ment et l’épa­nouis­se­ment de la vie vé­gé­tale, ani­male et hu­maine ». Dans notre peau, « l’ab­sorp­tion des pho­tons (pe­tites par­ti­cules d’éner­gie) so­laires est à l’ori­gine de mul­tiples ef­fets bio­lo­giques bé­né­fiques ». Elle fa­vo­rise ain­si la syn­thèse de la vi­ta­mine D, in­dis­pen­sable pour la san­té de nos os, exerce un ef­fet an­ti­dé­pres­seur, et même une « ac­tion thé­ra­peu­tique » sur cer­taines der­ma­toses, comme le pso­ria­sis. Mais à fortes doses, les ul­tra­vio­lets (UV) de­viennent agres­sifs pour notre peau. Rap­pe­lons qu’un coup de so­leil est si­mi­laire à une brû­lure, res­pon­sable, à long terme, d’un vieillis­se­ment cu­ta­né pré­ma­tu­ré. « Mais le plus grand dan­ger est la me­nace du can­cer, comme le mé­la­nome », ré­pète le SNDV. D’où la né­ces­si­té de se pré­mu­nir des ef­fets né­fastes du so­leil.

Couvre-vous !

Ce­la passe par plu­sieurs « commandements ». La meilleure pro­tec­tion so­laire est… ves­ti­men­taire. Au­tre­ment dit : cha­peau à larges bords, lu­nettes (lire ci-contre), vê­te­ments in­té­grant une pro­tec­tion an­ti-UV, etc. Évi­tez l’ex­po­si­tion di­recte au mi­lieu de la jour­née, entre 12 h et 16 h. Et en de­hors de ce cré­neau, al­lez-y de fa­çon pro­gres­sive. Par ailleurs, si vous avez la garde de bé­bés ou jeunes en­fants, n’oubliez pas qu’ils ne doivent pas être ex­po­sés au so­leil di­rec­te­ment. Point im­por­tant : ne vous fiez pas à l’en­so­leille­ment pour ap­pré­hen­der le risque. « Si les nuages et le vent ra­len­tissent les rayons in­fra­rouges et, avec eux, la sen­sa­tion de cha­leur, les UV, no­cifs pour la peau, restent, eux, bien pré­sents mal­gré le temps cou­vert », pour­suit le SNDV. « Dif­fé­rents ou­tils per­mettent de se ren­sei­gner sur l’in­dice UV, no­tam­ment l’ap­pli­ca­tion So­leilRisk.»

Crème so­laire à in­dice éle­vé

Outre une ex­po­si­tion me­su­rée, la pro­tec­tion de la peau passe par l’ap­pli­ca­tion d’une crème so­laire pro­tec­trice contre les UVA et les UVB. Ce pro­duit doit être adapté au type de peau : claire, in­ter­mé­diaire (pour les peaux plu­tôt claires mais ne pre­nant des coups de so­leil qu’en cas d’ex­po­si­tion in­tense) ou mate. D’une ma­nière gé­né­rale, pré­fé­rez un pro­duit de pro­tec­tion à l’in­dice éle­vé, au­tre­ment dit, entre 30 et 50.

Il est pré­co­ni­sé d’ap­pli­quer le pro­duit avant l’ex­po­si­tion, et de re­nou­ve­ler l’opé­ra­tion fré­quem­ment, sur­tout après avoir trans­pi­ré, na­gé ou s’être es­suyé. No­tez bien que « le pro­tec­teur so­laire n’est pas des­ti­né à aug­men­ter votre temps d’ex­po­si­tion », in­siste le SNDV. Le­quel rap­pelle qu’en al­ti­tude et sous les tro­piques, « il faut aug­men­ter l’in­dice de pro­tec­tion so­laire du pro­duit uti­li­sé ha­bi­tuel­le­ment ».

De­po­sit­pho­tos

Le so­leil nous fait du bien, à condi­tion de se pro­té­ger correctement.

De­po­sit­pho­tos

Op­tez pour un filtre UV adapté à vos ac­ti­vi­tés.

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