Cau­seur re­vient à la mai­son

Le Télégramme - Carhaix - - HIPPISME - Oli­vier Louarn

Grand ar­ti­san du sacre 2018, Fa­bien Cau­seur (31 ans) re­trouve le Fi­nal Four d’Eu­ro­ligue de bas­ket pour la troi­sième fois en quatre sai­sons, ven­dre­di à Vi­to­ria (Es­pagne). Dans une salle de 15 176 places qu’il a sou­vent fait se le­ver quand il por­tait le maillot basque, l’ar­rière bres­tois vise le on­zième titre du Real Ma­drid. > Trois Fi­nal Four en quatre ans, mis à part Nan­do de Co­lo et An­toine Ri­gau­deau, c’est ra­ris­sime pour un joueur fran­çais, non ?

Oui, c’est un pri­vi­lège d’être avec ces joueurs-là. C’est ex­cep­tion­nel de faire ça en quatre ans. Ce n’est sur­tout pas de­ve­nu une ha­bi­tude, ça a tou­jours une sa­veur spé­ciale. C’est comme un titre pour beau­coup de per­sonnes. Mais quand tu es au Real, ce sont les titres qui comptent et se qua­li­fier ne suf­fit pas.

> Que re­te­nez-vous de votre in­croyable fi­nale 2018 (meilleur mar­queur du Real avec 17 points, 85-80 contre Fe­ner­bah­çe) ?

C’était un su­per mo­ment. Des fois, je me re­mets la vi­déo, ça fait tou­jours plai­sir de re­voir des matchs comme ce­lui-là, mais la page est tour­née. Je suis pas­sé à autre chose. Ça va être un Fi­nal Four com­plè­te­ment dif­fé­rent. On sait qu’on en est proche et loin à la fois de dé­cro­cher une on­zième Eu­ro­ligue.

> Est-ce en­core plus dur que la sai­son pas­sée de ga­gner du temps de jeu dans un ef­fec­tif aus­si riche ?

C’était dé­jà dif­fi­cile mais il est vrai que ça l’est en­core plus cette sai­son. Là, j’ai un peu moins de temps mais je prends ce qu’on me donne et j’es­saie d’être le plus ef­fi­cace pos­sible sur ces mi­nu­tes­là. J’ai tou­jours eu cette men­ta­li­té-là et ils sont contents de moi au Real.

> Le coach Pa­blo La­so vous fait confiance (joueur le plus sol­li­ci­té en Eu­ro­ligue). Vous a-t-il ex­pli­qué pour­quoi vous jouiez moins (13 mi­nutes contre 18) ?

Non, ça se fait na­tu­rel­le­ment, c’est lui qui dé­cide. On est à un ni­veau où le joueur ne peut pas exi­ger quoi que ce soit. De toute fa­çon, être très, très bon 30’ à ce ni­veau-là, c’est très, très com­pli­qué, voire im­pos­sible, tu as be­soin de souf­fler. Bien sûr, j’ai­me­rais jouer plus et il y a des soirs où je rentre frus­tré à la mai­son car je suis com­pé­ti­teur.

> 12 points, 3 re­bonds en 11 mi­nutes contre le Pa­na­thi­nai­kos ; 20 points, 2 passes en 12 mi­nutes à Bur­gos en Li­ga : vous vous êtes mis en « mode play-offs », non ?

Oui, on peut dire ça (rires). Quand des évé­ne­ments im­por­tants ar­rivent, la concen­tra­tion doit être maxi­male et je me pré­pare de ma­nière un pe­tit peu dif­fé­rente. Ça me mo­tive à être prêt, à me trans­cen­der.

> Ce­la re­pré­sente quoi pour vous de dis­pu­ter un tel tour­noi dans une Bue­sa Are­na dont vous étiez l’un des chou­chous ?

C’est spé­cial ! C’est une mai­son, une de plus, pour moi là-bas. C’est le club où j’ai pas­sé le plus de temps chez les pros (quatre ans). J’es­saie de ne pas me mettre cette pres­sion-là en plus sur les épaules. Je vais me mettre dans ma bulle. Je vais juste pas­ser un peu de temps avec ma fa­mille et mes amis qui se­ront là.

> Com­ment s’étaient pas­sé vos re­tours là-bas sous le maillot du Real ?

Je m’étais fait sif­fler à chaque fois. Quand tu re­joins le Real, tu passes dans le camp de l’en­ne­mi, on va dire. La pre­mière an­née, j’avais eu un très bon ac­cueil quand j’étais re­ve­nu en Eu­ro­ligue avec Bam­berg (Al­le­magne).

> En de­mie, vous retrouvez le CS­KA Mos­cou, comme l’an pas­sé (92-83). Le fait qu’ils vous aient bat­tu deux fois en sai­son ré­gu­lière (88-93 et 82-78) leur donne-t-il un avan­tage ?

De leur point de vue, peut-être que ce­la leur donne un avan­tage psy­cho­lo­gique. Per­son­nel­le­ment, je ne le sens pas. Je suis per­sua­dé qu’on est ca­pable de les battre, que ça va être un match to­ta­le­ment dif­fé­rent de la de­mie de 2018 et même de la sai­son ré­gu­lière.

▼ Ven­dre­di

18 h : Fe­ner­bahce - Efes Is­tan­bul 21 h : Real Ma­drid - CS­KA Mos­cou

Sur le­te­le­gramme.fr

L’in­ter­view com­plète

Pho­to EPA

De re­tour au Fi­nal Four et dans la Bue­sa Are­na de Vi­to­ria, Fa­bien Cau­seur es­père dé­col­ler vers une se­conde Eu­ro­ligue, ce week-end.

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