Les mi­li­tants pé­da­le­ront jus­qu’à l’Ély­sée

Le Télégramme - Carhaix - - BRETAGNE - Phi­lippe Cré­hange

Des mi­li­tants de Bre­tagne Réu­nie vont par­tir de Saint-Na­zaire le 1 2 juin pour re­joindre Pa­ris à vé­lo et re­mettre à Em­ma­nuel Ma­cron leur pé­ti­tion ap­pe­lant à un ré­fé­ren­dum sur la réu­ni­fi­ca­tion. Ou plu­tôt une co­pie puisque le Dé­par­te­ment de Loi­reAt­lan­tique re­fuse de leur rendre l’ori­gi­nal.

27 no­vembre 2018, les mi­li­tants de Bre­tagne Réu­nie ras­semblent 105 000 si­gna­tures dans une pé­ti­tion ap­pe­lant à or­ga­ni­ser une consul­ta­tion po­pu­laire sur la ques­tion de la réu­ni­fi­ca­tion de la Bre­tagne à cinq dé­par­te­ments ; trois se­maines plus tard, les élus du conseil dé­par­te­men­tal de Loire-At­lan­tique douchent leurs es­poirs et ferment la porte à un ré­fé­ren­dum lo­cal en vo­tant contre la le­vée du droit d’op­tion ac­cor­dé par la loi NOTRe. De portes fer­mées, il en était d’ailleurs en­core ques­tion jeu­di ma­tin, de­vant le conseil dé­par­te­men­tal de Loire-At­lan­tique, à Nantes. Une ving­taine de mi­li­tants de Bre­tagne Réu­nie s’étaient don­né ren­dez-vous dans le but de ré­cu­pé­rer leur pé­ti­tion et les 105 000 si­gna­tures.

Dans un com­mu­ni­qué, le conseil dé­par­te­men­tal se re­tranche der­rière les règles ad­mi­nis­tra­tives. « Obli­gé lé­ga­le­ment de conser­ver et d’ar­chi­ver les do­cu­ments ori­gi­naux, le Dé­par­tece ment doit res­pec­ter les règles d’ac­cès aux do­cu­ments ad­mi­nis­tra­tifs pour leur com­mu­ni­ca­tion. À ce jour, au­cune de­mande n’a été dé­po­sée ».

Prendre Ma­cron au mot

La com­mu­ni­ca­tion, on le voit en­core, reste dif­fi­cile entre Bre­tagne Réu­nie et le conseil dé­par­te­men­tal.

Pour se faire en­tendre, les mi­li­tants de la réu­ni­fi­ca­tion se tournent donc dé­sor­mais vers Pa­ris et Em­ma­nuel Ma­cron. Le 12 juin, cer­tains d’entre eux s’élan­ce­ront de Saint-Na­zaire, à vé­lo, pour re­joindre Pa­ris avec une co­pie de la pé­ti­tion et des si­gna­tures. Et s’ils veulent ab­so­lu­ment voir Em­ma­nuel Ma­cron, le 24 juin, c’est parce qu’il semble vou­loir fa­vo­ri­ser la dé­mo­cra­tie lo­cale. « C’est un ca­deau qu’on lui fait pour qu’il se mette en concor­dance avec ses pro­pos », dé­clare Paul Lo­ret, co-pré­sident de Bre­tagne Réu­nie.

Pho­to P. C.

Les mi­li­tants de Bre­tagne Réu­nie ont trou­vé portes closes au Conseil dé­par­te­men­tal de Loire At­lan­tique.

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