Les pa­trons fi­nis­té­riens pa­rient sur la so­li­da­ri­té

Le Télégramme - Châteaulin - - PAYS DE QUIMPER - Jean Le Borgne

De­puis le dé­but de la crise sa­ni­taire, la si­tua­tion des en­tre­prises lo­cales est va­riée. « Il y a des en­tre­prises qui sont stop­pées to­ta­le­ment et qui ne vont re­prendre que le 11 mai en mode dé­gra­dé. Des en­tre­prises comme la mienne qui n’ont ja­mais ar­rê­té : mais nous avons per­du près 60 % du chiffre d’af­faires d’un coup », pour­suit Maxime Lai­zé. Maillon de l’éco­no­mie, no­tam­ment pour l’agroa­li­men­taire, Cor­ser a conti­nué son ac­ti­vi­té en mode al­lé­gé.

Dans ce contexte, les chefs d’en­tre­prise se serrent les coudes. L’union des en­tre­prises tra­vaille en re­la­tion étroite avec les ser­vices de l’état pour conseiller. « Il s’agit d’avoir les in­for­ma­tions au jour le jour pour les re­layer », sou­ligne Maxime Lai­zé. Après un dé­but d’an­née plu­tôt bon, le mo­ral tient se­lon l’union des en­tre­prises et compte te­nu des quelques ré­serves. « Un mois et de­mi à deux mois, ça se­ra vrai­ment le maxi­mum pour tout le monde, si­non ça risque d’être très dur », pour­suit-il.

« Le mo­ral, on le gar­de­ra si ça re­part »

Des pa­trons mal­gré tout in­quiets pour les sec­teurs les plus si­nis­trés de l’évé­ne­men­tiel et de l’hô­tel­le­rie­res­tau­ra­tion. « Ce qu’il faut, c’est que l’in­dus­trie et le com­merce re­dé­marrent dans des condi­tions sa­ni­taires ac­cep­tables, si­non les en­tre­prises de ser­vices n’au­ront pas de tra­vail. On est tous in­ter­dé­pen­dants les uns des autres. Le mo­ral, on le gar­de­ra si ça re­part en mai et juin », si­gni­fie Maxime Lai­zé.

Pour y par­ve­nir, les chefs d’en­tre­prise échangent chaque jour. No­tam­ment sur la ques­tion de la mise en place des me­sures sa­ni­taires. « La so­li­da­ri­té, elle est très très im­por­tante. Entre chefs d’en­tre­prise mais aus­si de la part des sa­la­riés qui tiennent à re­ve­nir ra­pi­de­ment au tra­vail. Ils se rendent bien compte qu’il faut que l’éco­no­mie re­dé­marre, mais pas à n’im­porte quel prix », in­siste Maxime Lai­zé.

Un en­jeu qui conduit les en­tre­prises à faire évo­luer leur mode de fonc­tion­ne­ment pour li­mi­ter les contacts. Le tra­vail à dis­tance pour­rait de­ve­nir une ha­bi­tude.

Maxime Lai­zé, de l’union des en­tre­prises du Fi­nis­tère.

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