« Il y a plus de risques à res­ter chez soi que d’al­ler à l’école »

Le Télégramme - Châteaulin - - LA CRISE DU CORONAVIRU­S -

T Le mi­nistre de l’édu­ca­tion na­tio­nale, Jean-mi­chel Blan­quer, a ten­té de ras­su­rer les pa­rents et les en­sei­gnants, lun­di ma­tin, à l’heure où son­nait l’heure de la ren­trée dans la plu­part des écoles, après deux mois de confi­ne­ment et mal­gré de mul­tiples cri­tiques. Sur Eu­rope 1, Jean-mi­chel Blan­quer a dé­cla­ré que « ce qu’a dit la so­cié­té de pé­dia­trie fran­çaise, c’est qu’il y a plus de risques à res­ter chez soi que d’al­ler à l’école ». Tout en re­con­nais­sant que « le risque zé­ro n’existe pas », le mi­nistre a ap­pe­lé à la pru­dence : « C’est pour­quoi nous avons mis en place des pro­to­coles sa­ni­taires très stricts, a-t-il pré­ci­sé. L’école, ce n’est pas quelque chose de se­con­daire. Il faut être at­ten­tif à ne pas faire de dé­gâts sur une gé­né­ra­tion en­tière en la lais­sant six mois sans école ». Cette phrase sor­tie a beau­coup fait ré­agir sur les ré­seaux so­ciaux, où beau­coup se sont éton­nés en se de­man­dant pour­quoi, dans ces condi­tions, avoir choi­si de re­ti­rer les en­fants de l’école pen­dant deux mois. Jean-mi­chel Blan­quer a aus­si sou­li­gné que, du­rant le confi­ne­ment, plu­sieurs cen­taines d’écoles sont res­tées ou­vertes dans le pays pour y ac­cueillir 30 000 en­fants dont les pa­rents sont soi­gnants ou exercent d’autres pro­fes­sions pla­cées en pre­mière ligne du­rant la crise sa­ni­taire.

« Il n’y a eu au­cun pro­blème, a-t-il en­core pré­ci­sé. S’il y en a, ils se­ront trai­tés au cas par cas. Mais je pense que ce­la res­te­ra mi­no­ri­taire. »

Pho­to AFP

Le mi­nistre de l’édu­ca­tion na­tio­nale Jean-mi­chel Blan­quer, un masque sur le vi­sage, lors de sa vi­site d’une école, lun­di ma­tin, à Pa­ris.

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