Ren­trée hors normes à l’école St-pierre

Le Télégramme - Châteaulin - - PAYS DE DOUARNENEZ ET CAP SIZUN -

Ce mar­di, l’école rouvre ses portes à une tren­taine d’élèves au rythme de quatre jours par se­maine. Un vrai dé­fi or­ga­ni­sa­tion­nel pour la di­rec­trice Ma­rie Car­val et son équipe qui ap­pliquent les me­sures im­po­sées. Une or­ga­ni­sa­tion d’au­tant plus com­pli­quée qu’une en­sei­gnante et une At­sem manquent à l’ap­pel, toutes deux en ar­rêt.

« Une ins­ti­tu­trice rem­pla­çante à mi-temps nous re­joint ». Con­crè­te­ment les élèves au­ront deux jours de cours et deux jours en au­to­no­mie (tra­vail don­né, étude).

Le pro­gramme sco­laire est cham­bou­lé. « Au dé­but on va faire beau­coup de pé­da­go­gie, d’ex­pli­ca­tion des règles. On es­saie­ra d’avan­cer au maxi­mum, mais il y a des choses qui ne pour­ront pas se faire. Il nous est de­man­dé d’axer sur les fon­da­men­taux, maths, fran­çais ». À ce­la s’ajoute la conti­nui­té pé­da­go­gique pour les élèves res­tés chez eux : « Le tra­vail de la jour­née se­ra trans­mis par cour­riel».

Pas pour les pe­tites classes de ma­ter­nelle

Pas de re­prise par contre pour les PS et MS de ma­ter­nelle, « Ce n’est pas pos­sible de leur faire res­pec­ter les gestes bar­rières », ex­plique la res­pon­sable. « La gar­de­rie aus­si se­ra fer­mée. Le per­son­nel est mo­bi­li­sé au quo­ti­dien pour le net­toyage obli­ga­toire des lieux ». Mo­bi­lier, zo­nage, mar­quages au sol, dis­tri­bu­teurs de sa­von ont été dis­po­sés pour sous­crire aux règles de dis­tan­cia­tion phy­sique. Idem pour la can­tine, avec des re­pas four­nis comme tou­jours par la mai­rie. L’équipe, elle, se­ra mu­nie de vi­sières et de masques.

Prise de tem­pé­ra­ture à l’en­trée

Dès mar­di, ar­ri­vées et sor­ties se­ront éche­lon­nées. De 8 h 30 à 9 h, les en­fants se pré­sen­te­ront seuls au por­tail ar­rière, où leur tem­pé­ra­ture se­ra prise, les pa­rents ne pour­ront plus en­trer dans l’éta­blis­se­ment.

Afin d’évi­ter les croi­se­ments, la sor­tie se fe­ra de 16 h 30 à 16 h 45 par dif­fé­rents ac­cès vers la rue. « J’ai hâte de re­trou­ver les en­fants et je sais qu’ils se­ront contents de re­voir leurs co­pains. Mais quand ils vont se rendre compte de ce que c’est vrai­ment, vou­dront-ils re­ve­nir ? Si la théo­rie est ré­glée, reste à voir en pra­tique », conclue Ma­rie Car­val sur cette or­ga­ni­sa­tion pré­vue jus­qu’au 2 juin.

Ma­rie Car­val, di­rec­trice de l’école de Ma­ha­lon.

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