US Con­car­neau : le bi­lan se­lon Jung et Sin­quin

Co­équi­piers du­rant cinq matchs cette sai­son sous le maillot de L’US Con­car­neau en Na­tio­nal, le « prê­té » An­drew Jung et « l’an­cien » Thi­bault Sin­quin font le bi­lan d’une drôle de sai­son.

Le Télégramme - Châteaulin - - SPORTS - Luc Bes­son

Com­ment avez-vous vé­cu ce confi­ne­ment ?

AN­DREW JUNG : Je me suis en­tre­te­nu, mais tou­cher la balle et être avec les co­équi­piers m’a vrai­ment man­qué. Si­non, tout s’est bien pas­sé pour moi et ma fa­mille. THI­BAULT SIN­QUIN : On es­sayait d’al­ler cou­rir même si c’était contrai­gnant, sans sa­voir si la sai­son al­lait se ter­mi­ner. À titre per­so, tout va bien aus­si pour moi et mes proches et c’est le prin­ci­pal. Le dé­con­fi­ne­ment va faire du bien, mais il s’agit de ne pas faire n’im­porte quoi pour évi­ter que ça ne re­com­mence.

Étiez-vous prêt à re­prendre si le cham­pion­nat s’était pour­sui­vi ?

A. J. : J’étais mo­ti­vé et j’au­rais été content car le foot me manque. Il au­rait fal­lu les condi­tions sa­ni­taires. Au fi­nal, c’est une bonne chose que la sai­son se soit ar­rê­tée.

T. S. : Il y avait quand même des as­pects com­pli­qués comme s’en­traî­ner en groupe de cinq, jouer trois matchs par se­maine sans ou­blier tout ce qui est lo­gis­tique comme les hô­tels, les res­tau­rants. S’il avait fal­lu, on l’au­rait fait, mais c’était plus rai­son­nable d’ar­rê­ter la sai­son et de lais­ser le vi­rus s’éteindre, s’il par­vient à s’éteindre.

Si on re­vient sur la sai­son en cours, com­ment ex­pli­quez-vous cet état de grâce qui vous a per­mis d’en­chaî­ner quatre vic­toires et de vous sau­ver ?

A. J. : Il y a eu un dé­clic et une prise de conscience gé­né­rale. Tout le monde s’est mis au dia­pa­son en ti­rant dans la même di­rec­tion. Et avec la qua­li­té qu’on avait, je trouve nor­mal d’avoir en­chaî­né quatre vic­toires.

T. S. : La prise de conscience a vrai­ment eu lieu quand les Cauet ont été dé­mis de leur fonc­tion. Pascal et le reste du staff ont su re­don­ner confiance aux joueurs et il y a eu ce dé­clic contre Lyon La Du­chère (3-0), avec, dé­jà, des oc­cases et un but mar­qué as­sez ra­pi­de­ment.

Thi­bault, êtes-vous d’ac­cord pour dire que le re­tour d’an­drew a été un bon coup de pouce ?

On a re­trou­vé une équipe et le re­tour d’an­drew nous a fait du bien car c’est un at­ta­quant chiant pour les dé­fen­seurs car il s’ar­rache sur tous les bal­lons, à l’image du « pé­no » qu’il ob­tient face au Red Star (1-2), et parce qu’il est adroit de­vant le but.

An­drew, pen­sez-vous que la ré­volte des an­ciens, dont Thi­bault, a été bé­né­fique…

C’est clair. Ils nous ont ame­nés avec eux, comme ils savent le faire. Ils ont contri­bué à res­sou­der l’équipe. Mais à titre per­so, je n’ai per­du qu’un match avec Con­car­neau, ce­lui qui a pro­vo­qué la mise à l’écart du coach (à Ajac­cio).

À titre per­so, com­ment voyez-vous la suite ?

A. J. : Dans un pre­mier temps de re­tour de prêt à Châ­teau­roux puis­qu’il me reste un an de contrat là-bas. Après, il faut voir avec le coach si je fais par­tie du pro­jet cas­tel­rous­sin. Moi, j’ai en­vie de jouer. T. S. : Il me reste un an de contrat à L’USC et j’ai hâte que la sai­son re­com­mence pour qu’on fasse mieux que cette an­née.

Pho­to Ni­co­las Créach

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