Que peut-on faire sur sa plage pré­fé­rée ?

Après les ré­ou­ver­tures, les pre­mières fer­me­tures de plages pour non-res­pect des règles en vi­gueur sont tom­bées. En ce long week-end de l’as­cen­sion, com­ment sa­voir ce qu’on peut faire sur sa plage pré­fé­rée ?

Le Télégramme - Châteaulin - - LA CRISE DU CORONAVIRU­S - Mael Moi­zant

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Lire les ar­rê­tés à l’en­trée des plages

Pour sa­voir ce qu’on peut faire ou ne pas faire sur sa plage ha­bi­tuelle, il suf­fit de lire at­ten­ti­ve­ment les deux ou trois pages af­fi­chées à l’en­trée. Sur de­mande des maires concer­nés, les pré­fec­tures ont va­li­dé les ré­ou­ver­tures de plu­sieurs plages à par­tir du 13 mai. Les ar­rê­tés pré­fec­to­raux, sou­vent iden­tiques, s’ap­puient sur un dé­cret du 11 mai pour rap­pe­ler les règles gé­né­rales : res­pect des gestes bar­rières, de la dis­tan­cia­tion phy­sique, de la li­mi­ta­tion des ras­sem­ble­ments. Le dé­tail des règles, plage par plage, fi­gure, en re­vanche, sur les ar­rê­tés mu­ni­ci­paux qui doivent être consul­tables à chaque point d’en­trée.

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Plages dy­na­miques ou sta­tiques

La qua­si-in­té­gra­li­té des plus de 600 plages bre­tonnes rou­vertes (dont 240 dans le Fi­nis­tère) n’au­to­risent qu’une oc­cu­pa­tion « dy­na­mique » par op­po­si­tion à « sta­tique ». Un usage dy­na­mique fait ré­fé­rence à la bai­gnade, le longe côte, les ac­ti­vi­tés nau­tiques, la pro­me­nade, etc. Un usage sta­tique au­to­rise éga­le­ment les ac­ti­vi­tés dites sé­den­taires, en clair la per­sonne al­lon­gée sur sa ser­viette au sol. Il n’y a au­cune plage sta­tique dans le Mor­bi­han, les Côtes-d’ar­mor et l’ille-et-vi­laine. La plu­part des plages du Fi­nis­tère sont dy­na­miques ou « non-sta­tiques », ce qui re­vient au même. Et at­ten­tion, les plages dy­na­miques ne sont pas toutes iden­tiques pour les ac­ti­vi­tés au­to­ri­sées ou in­ter­dites. D’où l’im­por­tance de prendre quelques mi­nutes pour lire l’ar­rê­té mu­ni­ci­pal à l’en­trée de la plage…

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Les pra­tiques en­ca­drées ou in­ter­dites

En­core une fois, tout est écrit à chaque point d’en­trée de la plage. L’al­cool et la nour­ri­ture sont très sou­vent in­ter­dits. Quelques plages bre­tonnes n’ont rou­vert qu’aux ac­ti­vi­tés nau­tiques, d’autres per­mettent ou non le mouillage des na­vires de plai­sance, d’autres en­core au­to­risent, li­mitent (à une pra­tique in­di­vi­duelle) ou re­fusent le sport tel que le jog­ging. La pêche à pied et l’ac­cès aux ani­maux ne sont pas au­to­ri­sés par­tout.

Si la règle du mètre de dis­tance entre cha­cun et des groupes li­mi­tés à dix per­sonnes est la plus clas­sique, les com­munes peuvent se dé­mar­quer en re­fu­sant com­plè­te­ment ou en li­mi­tant les re­grou­pe­ments à huit per­sonnes, ou en­core en ins­tau­rant une dis­tance d’au moins deux mètres, voire quatre, avec les jog­geurs.

Plu­sieurs plages bre­tonnes li­mitent aus­si leur ac­cès « dy­na­mique » à deux heures « sta­tion­ne­ment com­pris pour évi­ter un trop grand nombre d’in­ter­ac­tions ». En­fin, elles ne sont pas toutes ac­ces­sibles la nuit, plu­sieurs ap­pliquent des ho­raires d’ou­ver­ture (7 h - 20 h, 8 h - 20 h, 8 h - 22 h…). À chaque plage, ses règles spé­ci­fiques.

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Les amendes et les sanc­tions

En cas de non-res­pect des règles com­munes et/ou spé­ci­fiques aux plages, on s’ex­pose à une amende de 135 eu­ros. La ré­ci­dive dans les quinze jours est pas­sible d’une amende de 200 eu­ros. La troi­sième in­frac­tion, dans un dé­lai de 30 jours, grimpe à 3 750 eu­ros, ac­com­pa­gnés de six mois d’em­pri­son­ne­ment et du tra­vail d’in­té­rêt gé­né­ral. Mais la sanc­tion la plus cou­rante, qui a frap­pé plu­sieurs com­munes du lit­to­ral bre­ton avant le wee­kend, est la fer­me­ture de plages qui ve­naient de rou­vrir…

Pho­to Fran­çois Des­toc

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