« Des gens ont, pour la pre­mière fois, tou­ché du doigt la bio­di­ver­si­té »

Le Télégramme - Châteaulin - - LE FAIT DU JOUR -

« Du­rant le confi­ne­ment, les gens ne sont mis à voir et à en­tendre. » La for­mule d’yves Ve­ril­hac, di­rec­teur gé­né­ral de la Ligue de pro­tec­tions des oi­seaux, pointe un as­pect in­at­ten­du de cette crise. Confi­nés, ceux qui ont la chance d’avoir un jar­din ont pu ex­plo­rer les herbes et buis­sons. Même de­puis un ap­par­te­ment, le si­lence nou­veau et la li­mite d‘ un ki­lo­mètre ont of­fert des condi­tions pro­pices à l’ob­ser­va­tion des fleurs ou ri­vières. « Ces per­sonnes ne le fai­saient pas avant, soit parce qu’il y avait trop de bruits qui cou­vraient le chant des oi­seaux, soit parce qu’elles n’avaient pas le temps. Im­mo­bi­li­sées, contrainte­s et peut-être un peu désoeu­vrées, elles se sont in­té­res­sées à leur en­vi­ron­ne­ment ». La per­cep­tion est la même pour Lio­nel Pi­card, na­tu­ra­liste ba­sé à Saint-nolff (56). Peu avant le confi­ne­ment, il avait lan­cé un groupe d’ob­ser­va­tion des in­sectes sur Fa­ce­book.

« Il y a eu un ef­fet po­si­tif, avec une sen­si­bi­li­té et un in­té­rêt beau­coup plus mar­qué », ex­plique-t-il.

« La mé­téo s’y prê­tait. Il y a eu un peu moins de contri­bu­tions au cours de la se­maine de pluie ». Cet in­té­rêt ac­cru rap­pelle, pour les spé­cia­listes in­ter­ro­gés, que la na­ture est aus­si un re­fuge.

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