« Nous sommes ha­bi­tués par na­ture à des pro­to­coles d’hy­giène »

Le Télégramme - Châteaulin - - QUIMPER - Ro­nan Lar­vor

Elle s’oc­cupe de l’ac­cueil et l’ad­mi­nis­tra­tion, lui est ar­tiste ta­toueur, ap­pré­cié pour son style « réa­liste ». Ins­tal­lés de­puis plus de trois ans rue Elie-fré­ron, Ca­mille Ré­mond et Kie­ran Pro­nost ont bien dé­ve­lop­pé leur sa­lon de ta­touage Ink-me Tat­too Stu­dio. « Quand nous sommes ar­ri­vés, il y avait dé­jà trois ta­toueurs à Quim­per, rap­pelle Ca­mille Ré­mond. Au­jourd’hui, nous se­rions neuf au to­tal. Mais ça ne désem­plit pas. Il y a pas mal d’at­tente pour s’ins­crire sur l’agen­da ». Ça, c’était avant la crise sa­ni­taire. Et au­jourd’hui ?

« Quand j’ai en­ten­du par­ler d’une épi­dé­mie qui ap­pro­chait, comme j’an­ti­cipe beau­coup, j’ai dé­ci­dé de re­faire mes stocks de gants et masques, ex­plique Ca­mille Ré­mond. C’était avant le confi­ne­ment. Fi­na­le­ment mes com­mandes ne sont ar­ri­vées que deux mois après, juste pour la ré­ou­ver­ture ». Elle trouve donc des rai­sons de res­ter po­si­tive. « Pen­dant les deux mois de fer­me­ture, j’ai pu res­ter avec mes deux en­fants. Pour le reste ça a quand même été dur. Les 1 500 € re­çus par l’état ne cou­vraient pas les charges ».

Ca­mille Ré­mond a aus­si été ras­su­rée par le re­tour des clients dès la ré­ou­ver­ture la se­maine pas­sée. « Nous avions bien com­men­cé cette an­née avant que l’épi­dé­mie ne casse la dy­na­mique. Nous avions des par­ti­ci­pa­tions à des conven­tions de ta­touage qui ont été an­nu­lées ou re­por­tées, mais nous n’avons eu au­cune an­nu­la­tion de ren­dez-vous ici, seu­le­ment quelques re­ports après l’été. Pen­dant les deux mois, nous avons gar­dé un contact par mail avec les clients », re­late-t-elle.

Pas de grands chan­ge­ments

À la ré­ou­ver­ture, il n’y a pas eu de grands bou­le­ver­se­ments. « Nous sommes ha­bi­tués par na­ture à des pro­to­coles d’hy­giène », rap­pelle Kie­ran Pro­nost. « Nous avons ins­tal­lé une vitre en plas­tique à l’ac­cueil, pré­cise Ca­mille Ré­mond. Les masques qui n’étaient pas obli­ga­toires le sont au­jourd’hui pour les clients pen­dant les séances. Je passe beau­coup de temps à dés­in­fec­ter les lo­caux et le ma­té­riel. À l’ou­ver­ture, j’étais un peu stres­sée, mais quand on res­pecte bien les me­sures, ce­la de­vient ras­su­rant », note la jeune femme. La mo­di­fi­ca­tion la plus si­gni­fi­ca­tive au­ra été la né­ces­si­té de prendre ren­dez-vous l’après-mi­di, au­pa­ra­vant dé­dié aux pe­tits ta­touages à la de­mande.

Ca­mille Ré­mond et Kie­ran Pro­nost ont re­pris, sur un rythme soutenu, leur ac­ti­vi­té.

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