Po­lé­mique à pro­pos de tra­vaux à Ar Gui­ly

Le nou­veau maire Jeanpierre Marc es­time que des tra­vaux en­ga­gés à Ar Gui­ly, vi­sant à sé­cu­ri­ser la sor­tie du ha­meau, ne sont « pas conformes à la lé­gis­la­tion ». Son pré­dé­ces­seur Gil­das Gic­quel conteste.

Le Télégramme - Châteaulin - - PAYS FOUESNANTA­IS -

« La loi d’urgence sa­ni­taire obli­geait le maire sor­tant, Gil­das Gic­quel, à m’in­for­mer de toutes les dé­ci­sions prises dans le cadre de ses dé­lé­ga­tions. Il a juste évo­qué l’in­ter­ven­tion d’une en­tre­prise lo­cale. On n’au­rait ja­mais ima­gi­né la na­ture de ces tra­vaux, ni leur im­por­tance. Les de­vis ont été en­ga­gés entre le 15 avril et le 5 mai, soit un mois après les élec­tions et l’état d’urgence n’au­to­ri­sait pas le maire à en­ga­ger seul de telles dé­penses, ces tra­vaux s’éle­vant à 55 000 € pour le mo­ment », re­lève le nou­veau maire de Goues­nac’h, Jean-pierre Marc.

Coût to­tal es­ti­mé à 120 000 €

« Le con­seil au­rait dû vo­ter ces tra­vaux de ter­ras­se­ment et, de plus, il n’y a pas eu d’appel d’offres. Le pro­blème est qu’il reste en­core toute la par­tie voi­rie à ef­fec­tuer, soit l’em­pier­re­ment pour struc­tu­rer le pro­fil de la terre et l’en­ro­bé ou le gou­dron. Le coût to­tal de ces tra­vaux est es­ti­mé à 120 000 €. Il s’avère éga­le­ment que le con­seil dé­par­te­men­tal du Fi­nis­tère n’a pas été in­for­mé de ces tra­vaux. Nous au­rions pu de­man­der des sub­ven­tions », pointe l’édile élu sa­me­di.

« Ré­gu­la­ri­ser au pro­chain con­seil »

Jean-pierre Marc, qui as­sure prendre « très au sé­rieux la sécurité des routes

», dit s’in­ter­ro­ger sur l’in­té­rêt qu’avait Gil­das Gic­quel à en­ga­ger ces tra­vaux « dans la pré­ci­pi­ta­tion » et sans pou­voir les ter­mi­ner. « On va voir avec la pré­fec­ture pour ré­gu­la­ri­ser au pro­chain con­seil et in­for­mer le con­seil dé­par­te­men­tal. Une concer­ta­tion avec les ri­ve­rains au­rait été une bonne chose avant tout », si­gni­fie Jean-pierre Marc.

« On a in­ter­ro­gé les ri­ve­rains »

« En au­cun cas, je n’ai agi dans la pré­ci­pi­ta­tion car ce pro­jet a vu le jour en 2017 », lui ré­torque son pré­dé­ces­seur Gil­das Gic­quel. « À cette époque, on a in­ter­ro­gé les ri­ve­rains d’ar Gui­ly. Un plan a été ef­fec­tué par un géo­mètre et j’ai mon­tré le pro­jet au service voi­rie du con­seil dé­par­te­men­tal du Fi­nis­tère pour avoir des conseils. Il m’a été don­né un ac­cord de prin­cipe, mais, comme la pre­mière par­tie des tra­vaux ne concer­nait que la com­mune, je n’avais pas be­soin d’une au­to­ri­sa­tion of­fi­cielle

», se dé­fend l’an­ci­nen maire. « On a tra­vaillé par étapes car il y avait une car­rière sur le ter­rain et il a fal­lu pro­cé­der à des son­dages. Un vote en con­seil mu­ni­ci­pal n’était pas non plus obli­ga­toire, mais le plan a été pré­sen­té en con­seil mu­ni­ci­pal. Il a aus­si fal­lu vo­ter l’ac­qui­si­tion des ter­rains. Il y a quelques se­maines, après les élec­tions, j’ai en­voyé un mail à tous les conseiller­s mu­ni­ci­paux pour les in­for­mer du dé­but des tra­vaux », sou­tient l’an­cien élu.

« Je ne com­prends pas »

« Jean-pierre Marc était donc bien in­for­mé du chan­tier. Je l’ai ren­con­tré plu­sieurs fois et il ne m’en a ja­mais par­lé. Il reste main­te­nant toute la par­tie voi­rie à faire. Là, il fau­dra l’ac­cord of­fi­ciel du con­seil dé­par­te­men­tal et un vote du con­seil mu­ni­ci­pal pour les ap­pels d’offres. Je ne com­prends pas, car ja­mais je n’ai agi sans en in­for­mer les conseiller­s », pour­suit Gil­das Gic­quel.

Se­lon le nou­veau maire, ces tra­vaux ne règlent pas le pro­blème de sécurité des ri­ve­rains qui ar­rivent du bourg et tournent à Ar Gui­ly.

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