Re­prise du culte : « Une grande joie »

Ce di­manche 31 mai, la cé­lé­bra­tion de la messe de la Pen­te­côte, mo­ment fort dans la vie des ca­tho­liques, a mar­qué la re­prise du culte à l’église Saint-tré­meur à Ca­rhaix. « Une grande joie » pour les 90 pa­rois­siens pré­sents.

Le Télégramme - Châteaulin - - CARHAIX - Ma­ri­na Ché­lin

« C’est une grande joie de re­ve­nir ! » En ce di­manche 31 mai, Louise sa­voure son retour à l’église Saint-tré­meur pour la messe de la Pen­te­côte. « Ce­la fait beau­coup de bien de se re­trou­ver les uns les autres et de pou­voir prier en­semble », ra­conte la paroissien­ne qui, pen­dant le confi­ne­ment, avait dû se conten­ter des cé­ré­mo­nies re­trans­mises à la té­lé le di­manche. À Ca­rhaix, la messe de la Pen­te­côte a été cé­lé­brée dans une am­biance for­cé­ment par­ti­cu­lière avec des fi­dèles qua­si­ment tous mas­qués. Une pro­tec­tion di­ver­se­ment ap­pré­ciée. « Moi je n’en mets pas, mais j’en ai un dans mon sac au cas où je me fe­rais gron­der », glisse de son cô­té Mar­gue­rite. Elle est une des rares à avoir le vi­sage dé­cou­vert. « On s’ha­bi­tue au masque, ça fait par­tie du pro­to­cole pour prendre soin des autres. Même si c’est vrai que c’est com­pli­qué, il faut ap­prendre à par­ler avec les yeux », af­firme pour sa part Ma­rie-france.

Le « mo­ment le plus dé­li­cat »

Ef­fec­ti­ve­ment, à l’église comme ailleurs, il a fal­lu mettre sur pied de nou­velles règles. Mettre du gel en en­trant, ne pas se te­nir à moins d’un mètre cin­quante de son voi­sin, sauf

pour ceux vi­vant sous le même toit, etc. Pour le père Sé­bas­tien Da­vy, le « mo­ment le plus dé­li­cat » reste ce­lui de la com­mu­nion et de la ma­ni­pu­la­tion des hos­ties. Là en­core dé­sin­fec­tion des mains obli­ga­toires pour tous. « On ne donne plus l’hos­tie dans la bouche, mais uni­que­ment dans la main », ex­plique le prêtre, qui en ap­pro­chant ses fi­dèles pour com­mu­nier avait lui aus­si re­vê­tu un masque. « Ce­la em­pêche les pos­tillons quand je pro­nonce "le corps du Christ" ».

Pas ques­tion non plus de bé­nir les gens avec de l’eau dans les al­lées en cette messe de Pen­te­côte. « On ne le fait pas pour évi­ter toute conta­mi­même na­tion ». D’ha­bi­tude en­tou­ré de plu­sieurs en­fants de choeur, le père Da­vy n’avait ce di­manche qu’un seul « as­sis­tant », tou­jours pour li­mi­ter les risques. Bien que le contexte soit sin­gu­lier, le prêtre a ap­pré­cié de re­ve­nir of­fi­cier au sein de l’église. « C’est quelque chose qui a man­qué,

si avec mon col­lègue Pe­ter Bre­ton, on cé­lé­brait tous les jours au pres­by­tère pen­dant le confi­ne­ment. Mais on n’est pas prêtre pour soi ! ».

« Ce­la fait beau­coup de bien de se re­trou­ver les uns les autres et de pou­voir prier en­semble »

Dé­part du père Da­vy

En­fin, cette messe au­ra aus­si été l’oc­ca­sion pour Sé­bas­tien Da­vy d’an­non­cer son dé­part de Ca­rhaix. Âgé de 50 ans, il était ar­ri­vé en ren­fort dans la ca­pi­tale du Po­her en sep­tembre der­nier et avait été or­don­né prêtre au mois d’oc­tobre sui­vant à Quim­per. Après moins d’un an pas­sé en Centre-bre­tagne, il re­join­dra donc une pa­roisse de la ré­gion bres­toise fin juillet ou dé­but août.

UNE PAROISSIEN­NE

Pho­to Ma­ri­na Ché­lin

Même s’ils étaient moins nom­breux qu’à l’ac­cou­tu­mée, 90 fi­dèles ont tout de même as­sis­té à la messe de la Pen­te­côte ce di­manche 31 mai à Ca­rhaix, en res­pec­tant la dis­tan­cia­tion so­ciale.

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