Ma­rie Le Net : « En­vie de lâ­cher les che­vaux »

Ma­rie Le Net a re­pris l’en­traî­ne­ment sur route en Isère, chez son ami. Pri­vée de JO cet été, la Mor­bi­han­naise vi­se­ra les cham­pion­nats de France à Plu­me­lec. Et es­père être pré­sente sur Pa­ris-rou­baix.

Le Télégramme - Châteaulin - - SPORTS - Ro­main Le­roux

Vous êtes en Isère de­puis trois se­maines pour la re­prise de l’en­traî­ne­ment sur route. Com­ment vous sen­tez-vous ?

Mon co­pain (Louis Pi­jour­let, cou­reur ama­teur à Ven­dée U) est ori­gi­naire de cette ré­gion, ça nous per­met de mon­ter des cols et en­chaî­ner des ki­lo­mètres. Phy­si­que­ment, ça va, même si les sen­sa­tions ont été un peu com­pli­quées au dé­but.

Le report des Jeux Olym­piques de To­kyo à 2021 a été un mo­ment fort de la crise sa­ni­taire. Vous êtes en lice pour être sé­lec­tion­née sur l’amé­ri­caine. Com­ment l’avez-vous vé­cu ?

Per­son­nel­le­ment, ça a été une claque mais aus­si une bonne nou­velle. Ça nous laisse une an­née de plus. On est une équipe très jeune (elle a 20 ans et sa co­équi­pière Cla­ra Cop­po­ni 21 ans) et on pour­ra prendre plus de force pour pré­tendre à une meilleure place en 2021. Une an­nu­la­tion se­rait en re­vanche un gros coup dur. Les Jeux, c’est le rêve de tout spor­tif. Si la chance de To­kyo s’en­vole, on va tout mi­ser sur Pa­ris 2024.

Quel im­pact a eu cette an­nu­la­tion sur votre sai­son ?

Ce se­ra route à bloc et un peu de piste. J’ai une piste à Bor­deaux (où elle ré­side), mais pas de vé­lo. On au­ra un stage avec la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de cy­clisme du 3 au 20 juillet en al­ti­tude, à Iso­la 2000. On en au­ra d’autres en­suite pour re­trou­ver le coup de pé­dale et la tech­nique de la piste.

Avez-vous un pro­gramme de courses ?

Non, pas en­core. On a don­né nos pré­fé­rences. Le cham­pion­nat de France à la mai­son est in­con­tour­nable, je ne me vois pas y al­ler en n’étant pas au top. J’ai­me­rais faire le contre-la­montre et la route. Après, j’ai pos­tu­lé à la pre­mière édi­tion de Pa­ris-rou­baix dames.

A quoi vous at­ten­dez-vous pour la re­prise de la com­pé­ti­tion ?

Cer­taines na­tions n’ont pas eu de cou­pure dans leurs en­traî­ne­ments, le ni­veau se­ra hé­té­ro­gène, mais on a en­vie de lâ­cher les che­vaux, ça de­vrait être du grand spec­tacle !

La sus­pen­sion de la sai­son a gé­né­ré des pertes de vi­si­bi­li­té pour les spon­sors. Crai­gnez-vous pour la pé­ren­ni­té de votre équipe ?

Non, notre ma­na­ger à la Fdj-nou­velle Aqui­taine a été ras­su­rant. Tous les spon­sors conti­nue­ront à nous suivre. En re­vanche, d’autres per­sonnes, à com­men­cer par mon co­pain qui est ama­teur et de­vait se dé­mar­quer pour pas­ser pro, n’ont pas eu les courses pour se mon­trer. Cer­taines équipes n’y ar­ri­ve­ront plus fi­nan­ciè­re­ment et vont de­voir fer­mer, ce qui met­tra beau­coup de cou­reurs sur le mar­ché.

Photo ar­chives Phi­lippe Pri­ser

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