Le Télégramme - Lorient

Chrono. Dans la roue de Le Gac

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Si Geraint Thomas, Tom Dumoulin et Christophe­r Froome ont roulé sur une route pratiqueme­nt sèche, Olivier Le Gac a fait son contre-la-montre sur une chaussée humide et glissante. Le Plouvienno­is de Groupama-FDJ s’est employé par peur d’être éliminé. À la veille de l’arrivée à Paris, cela aurait été dommage.

Sur les contre-la-montre, les délais d’éliminatio­n sont de 25 %. Par rapport à Tom Dumoulin qui a bouclé les 31 km en 40’52’’ à 45,5 km/h de moyenne, cela donne une marge de dix minutes.

Avec un temps de 47’20’’, Olivier Le Gac, classé 124e, avait de la marge. Sauf qu’en s’élançant en 19e position samedi, à 12 h 27 très précisémen­t, soit quatre heures avant les machines à rouler du Tour, il ne connaissai­t pas les délais d’éliminatio­n. Et ça l’inquiétait un peu.

Alors, pour ne pas avoir de mauvaise surprise à Espelette, il a pris ce chrono avec sérieux. Son échauffeme­nt sur home-trainer a duré une bonne demi-heure. « Je ne suis pas monté trop haut dans les tours mais il valait mieux bien s’échauffer pour être tout de suite dans le rythme, surtout que le départ était en côte. »

« Typique du Pays basque »

Et il n’y avait pas que le départ qui grimpait fort. De Saint-Pée-sur-Nivelle à Espelette, c’était un véritable toboggan, avec, à quatre kilomètres de l’arrivée un mur, le col de Pinodieta et ses 900 m à plus de 10 %, où les drapeaux basques étaient aussi nombreux que les gwenn ha du dans la côte de Mûrde-Bretagne. « Le parcours est typique du Pays basque, mais c’était très dur. Ce chrono, il fallait le faire à fond car, déjà en temps normal, je perds du temps par rapport aux meilleurs. Sur le mouillé, c’est encore deux à trois minutes perdues et je savais que les meilleurs allaient rouler sur une route sèche. Il fallait se faire mal dans les bosses. »

« Ça ne m’a pas rassuré »

Au bout de 20 kilomètres, Olivier Le Gac s’est fait doubler par l’Italien Marco Marcato (UAE Emirates), parti une minute et demie derrière lui. « Ça ne m’a pas rassuré », reconnaiss­ait le Finistérie­n. « J’ai remis un coup car je ne voulais pas finir trop loin. Ce n’est pas à la veille de Paris qu’il faut être éliminé. Je me suis appliqué jusqu’au bout. » Si pour la plupart des coureurs le Tour de France prend fin après le contre-la-montre de samedi et si les Champs-Elysées, ce dimanche, sont justes une parade avant une belle soirée de clôture, Olivier Le Gac est pleinement concentré sur la dernière étape, où son coéquipier Arnaud Démare visera la passe de deux après sa victoire à Pau, jeudi. « On va courir pour la gagne. » La fête d’après-Tour n’en sera que plus belle.

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Olivier Le Gac a pris la 124e place du contre-la-montre, à 6’28’’ du vainqueur, Tom Dumoulin.

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