Ac­cou­che­ment par voie basse Les dif­fé­rentes étapes

L’im­mo­bi­li­té est dé­con­seillée

Le Télégramme - Quimper - - SANTÉ - Des­ti­na­tion San­té Des­ti­na­tion San­té/DR

Une fois à la ma­ter­ni­té, vous se­rez gui­dée dans les dif­fé­rentes étapes de l’ar­ri­vée de bé­bé. Tra­vail, ex­pul­sion… mais qu’est-ce qui vous at­tend le jour J en cas d’ac­cou­che­ment par voie basse ?

Lors de votre ad­mis­sion à la ma­ter­ni­té, la sage-femme en charge de votre dos­sier vous ques­tion­ne­ra sur vos an­té­cé­dents. Le but est de par­tir à la re­cherche d’éven­tuelles com­pli­ca­tions, d’an­té­cé­dents fa­mi­liaux et de fac­teurs de risque. Le terme de la gros­sesse, la du­rée et la fré­quence des contrac­tions et l’écou­le­ment du li­quide am­nio­tique sont aus­si pris en compte. Tout comme la di­mi­nu­tion des mou­ve­ments ac­tifs foe­taux et la sur­ve­nue des sai­gne­ments. En­suite, l’exa­men cli­nique vient confir­mer le dé­but de votre tra­vail. Pen­dant tout le tra­vail et l’ac­cou­che­ment, le mo­ni­to­ring (*) per­met d’en­re­gis­trer le rythme car­diaque du bé­bé et les contrac­tions uté­rines. Ces der­nières de­viennent d’ailleurs de plus en plus fortes pour per­mettre l’ou­ver­ture du col de l’uté­rus. Le col se di­late d’1 cm par heure en­vi­ron pour fi­na­le­ment at­teindre 10 cm ! À ce stade, l’uté­rus et le va­gin ne forment plus qu’un seul conduit pour lais­ser suffisamment de place lors du pas­sage du bé­bé. La sage-femme éva­lue cette ou­ver­ture par un tou­cher va­gi­nal (la seule tech­nique efficace), ef­fec­tué toutes les deux heures en­vi­ron. La pé­ri­du­rale est po­sée pour la ges­tion de la dou­leur, sauf en cas de re­fus ou de ra­pi­di­té de l’ac­cou­che­ment.

Quelle po­si­tion ? Pen­dant le tra­vail, vous pou­vez adop­ter plu­sieurs po­si­tions dif­fé­rentes : la po­si­tion gy­né­co­lo­gique clas­sique, as­sise les bras ap­puyés sur les ac­cou­doirs ou en­core as­sise sur un bal­lon pour re­lâ­cher les muscles pel­viens. À vous d’écou­ter votre corps pour trou­ver le pla­ce­ment le moins dou­lou­reux. Et la sage-femme vous gui­de­ra car elle connaît la po­si­tion pré­cise de votre en­fant dans votre ventre. L’im­mo­bi­li­té reste dé­con­seillée car elle ac­cen­tue le risque d’en­gour­dis­se­ments qui peuvent ra­len­tir le tra­vail. L’ac­cou­che­ment par voie basse est en­ga­gé lorsque la tête du bé­bé at­teint l’ori­fice su­pé­rieur du bas­sin. S’il ne passe pas, c’est que le foe­tus est trop gros par rap­port au bas­sin ma­ter­nel ou que sa tête est mal orien­tée. Dans ce cas, le re­cours à la cé­sa­rienne est obli­ga­toire, même si la di­la­ta­tion du col est dé­jà com­plète.

L’ex­pul­sion, étape ul­time la plus éprou­vante, dure en moyenne 30 mi­nutes. Quand la tête du bé­bé com­mence à ap­puyer au ni­veau du rec­tum, l’en­vie de pous­ser sur­vient. Un ré­flexe na­tu­rel ! Au fil des mi­nutes, la sage-femme suit la pro­gres­sion de bé­bé avec son doigt et vous guide en fonc­tion dans le rythme de la pous­sée. Les ef­forts de l’ex­pul­sion doivent être ef­fec­tués en si­mul­ta­né avec les contrac­tions. L’avan­cée du pe­tit se fait mil­li­mètre par mil­li­mètre, sur­tout s’il s’agit d’un pre­mier ac­cou­che­ment. Mais l’idée est de res­ter en­du­rante : plus vous pous­sez, plus bé­bé avance, plus vous vous ar­rê­tez plus Bé­bé re­cule !

Quand la tête est sor­tie, alors vous de­vrez ar­rê­ter de pous­ser un mo­ment et res­pi­rer très ra­pi­de­ment dès lors que sa tête ap­pa­raî­tra. Ain­si, la sor­tie de ses épaules et ses bras se­ra plus douce, sans trau­ma­tisme des tis­sus de votre vulve. En­suite l’ab­do­men, les jambes et les pe­tits doigts de pieds… et le pre­mier cri suivent ra­pi­de­ment !

* Cein­ture po­sée au­tour du ventre qui en­re­gistre la pres­sion. Le mo­ni­to­ring est aus­si équi­pé d’un ap­pa­reil à ul­tra­sons.

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