Po­li­tique. Gar­dez-moi de mes amis...

Le Télégramme - Quimper - - FRANCE - Vu par An­na Ca­ba­na

Phi­lippe n’en peut plus de Le Gendre.

« Voi­là un homme po­li­ti­que­ment mort ». C’est en termes en­co­lé­rés qu’un ami d’Édouard Phi­lippe nous parle de Gilles Le Gendre, le pré­sident du groupe La Ré­pu­blique en Marche, à l’As­sem­blée na­tio­nale. Le Pre­mier ministre ne pen­sait dé­jà guère de bien de ce­lui qui s’était illus­tré au mi­cro de Pu­blic Sé­nat, en dé­cembre, en es­ti­mant que la ma­jo­ri­té pé­chait par ex­cès d’in­tel­li­gence : « Nous por­tons tous la res­pon­sa­bi­li­té, moi y com­pris, je ne me pose pas en cen­seur, c’est le fait d’avoir été pro­ba­ble­ment trop in­tel­ligent, trop sub­til ». Dès ce mo­ment là fut diag­nos­ti­qué un « pro­blème Le Gendre », comme on di­sait au som­met de l’État. De­puis mer­cre­di et la le­çon que Le Gendre s’est per­mis de don­ner au chef du gou­ver­ne­ment, sur Eu­rope 1, au su­jet de l’âge du dé­part à la re­traite (« Je l’ai dit très ami­ca­le­ment au Pre­mier ministre : ce n’était pas ab­so­lu­ment in­dis­pen­sable d’ou­vrir ce dé­bat-là », a-t-il dé­cla­ré), les proches du Pre­mier ministre es­timent que le cas est « ir­ré­cu­pé­rable ».

Bel­la­my, Ma­cron de la droite ?

On me­sure le don que Laurent Wau­quiez a de se faire des en­ne­mis au nombre de ceux qui vous disent ces jours-ci, l’air ins­pi­ré et en bran­dis­sant les son­dages qui voient grim­per de quelques points la liste em­me­née par François-Xa­vier Bel­la­my, que « Laurent vient de créer ce­lui qui va le tuer ». Va­riante : « Si Bel­la­my fait plus de 15 %, vous ver­rez, ce se­ra lui le can­di­dat des Ré­pu­bli­cains à la pro­chaine pré­si­den­tielle ». « Bel­la­my est le Ma­cron que la droite se cher­chait, et c’est Wau­quiez qui l’a trou­vé ! » Ce qui est in­té­res­sant, c’est que, quand l’un de ses vi­si­teurs lui a fait cette re­marque, voi­là une quin­zaine de jours - « Bel­la­my, c’est le Ma­cron de la droite » -, le pré­sident de la Ré­pu­blique a sou­ri. Sim­ple­ment sou­ri.

Ciot­ti-Es­tro­si, la suite.

Vous avez ai­mé l’acte un de la guerre Ciot­ti-Es­tro­si, du nom de ces deux frères en­ne­mis de la Côte-d’Azur, évi­dem­ment. Vous al­lez ado­rer l’acte deux. À la fin de la se­maine der­nière, Nice Ma­tin a pu­blié un son­dage Elabe sur les mu­ni­ci­pales de 2020, à Nice, du­quel il res­sort que Ch­ris­tian Es­tro­si et Éric Ciot­ti sont au coude à coude, et, plus grave en­core aux yeux de l’ac­tuel maire de Nice, que Ciot­ti lui passe de­vant dans l’une des confi­gu­ra­tions tes­tées. Quand on l’in­ter­roge, le député ni­cois ar­bore un sou­rire gour­mand et se garde bien de se pro­non­cer sur son éven­tuelle can­di­da­ture. Pour cou­ron­ner le tout, Laurent Wau­quiez, le patron des Ré­pu­bli­cains, a en­voyé un SMS pour fé­li­ci­ter Ciot­ti… Ça pro­met. Ciot­ti ne cache pas sa joie. Il dit qu’Es­tro­si paye son cô­té gi­rouette et dé­pen­sier. Et il se garde bien de dire qu’il ne se­ra pas can­di­dat.

PQR/La Cha­rente Libre

François-Xa­vier Bel­la­my, tête de liste LR pour les européennes.Pho­to

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