Verre feuille­té : fe­nêtre sé­cu­ri­sée

Le Télégramme - Quimper - - L’IMMOBILIER -

Le verre feuille­té est un des prin­ci­paux élé­ments d’une fe­nêtre sé­cu­ri­sée. C’est une sé­cu­ri­té contre les cambrioleurs. C’est sou­vent en frac­tu­rant un vi­trage que les in­trus entrent dans la mai­son. Pour les ou­ver­tures en rezde-chaus­sée, une meilleure ré­sis­tance à l’ef­frac­tion com­mence d’abord par l’ins­tal­la­tion de fe­nêtres avec vi­trages en verre feuille­té.

Concep­tion du verre feuille­té

Dans un vi­trage feuille­té, les feuilles de verre sont sé­pa­rées par un ou plu­sieurs films élas­tiques en ma­tière syn­thé­tique, le po­ly­bu­ty­ral de vi­nyle (PVB). La pres­sion et la tem­pé­ra­ture, lors de la fa­bri­ca­tion, sont telles que les couches de PVB sont qua­si­ment sou­dées au verre. Grâce à ce­la, il est beau­coup plus dif­fi­cile à trans­per­cer. En cas de rup­ture, le vi­trage feuille­té se fêle en étoile tan­dis qu’un verre trem­pé classique tombe en mille mor­ceaux. Un verre feuille­té 44.2 est l’as­sem­blage de 2 verres de 4 mm sé­pa­rés par 2 films de PVB d’épais­seur 0.4 mm, pour une épais­seur fi­nale de 8.8 mm. Le verre feuille­té 44.6 est conçu de la même ma­nière sauf qu’il in­tègre 6 films de PVB. Il est donc plus ré­sis­tant.

Vi­trages : bien choisir pour être as­su­ré

En 2016, il y a eu, se­lon les sta­tis­tiques de l’in­sé­cu­ri­té et de la dé­lin­quance du Mi­nis­tère de l’In­té­rieur, 243 500 cam­brio­lages sur le ter­ri­toire. Il est donc im­por­tant d’an­ti­ci­per ce risque. Chaque com­pa­gnie d’as­su­rance a ses propres cri­tères pour as­su­rer un lo­ge­ment. Elles prennent toutes en compte la po­si­tion et le ni­veau de risque d’ef­frac­tion par les fe­nêtres. Il faut donc vé­ri­fier au­près d’elles les mo­da­li­tés de prise en charge.

Les as­su­reurs se basent gé­né­ra­le­ment sur la norme eu­ro­péenne EN 356. Cette norme dis­tingue deux ca­té­go­ries de dan­ger où les vi­trages sont clas­sés en fonc­tion de leur ré­sis­tance : - Les actes de van­da­lisme (pro­jec­tiles, coups de pied, etc…) : verres clas­sés de P1A à P5A

- Les ten­ta­tives d’ef­frac­tion (coups por­tés avec un ou­til avec l’in­ten­tion de pé­né­trer à l’in­té­rieur d’un com­merce ou d’une ha­bi­ta­tion) : verres clas­sés de P6B à P8B

Le vi­trage feuille­té 44.2 y est clas­sé P2A. C’est le strict mi­ni­mum si l’on ne dis­pose pas de dis­po­si­tif de fer­me­ture (vo­lets, per­siennes etc.) mais il est ju­gé in­suf­fi­sant par les com­pa­gnies d’as­su­rance.

D’une plus haute clas­si­fi­ca­tion, car plus ré­sis­tant, le vi­trage 44.6 est clas­sé P5A. L’APSAD (As­sem­blée Plé­nière des So­cié­tés d’As­su­rances) re­com­mande au mi­ni­mum un ni­veau de pro­tec­tion P4A. Ce vi­trage est donc sou­vent re­com­man­dé par les as­su­reurs.

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